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“Ça ne suffit plus d’être un homme bien” : Thomas Pesquet appelle les hommes à agir concrètement contre les violences faites aux femmes

Invité sur France 5 pour “La Grande Librairie”, mercredi 27 mai 2026, l’astronaute français a conjuré les “hommes biens” à s'engager face aux “violences faites aux femmes”, dans l’espoir que “la moitié de l’humanité cesse d’avoir peur de l’autre”.

L'astronaute français Thomas Pesquet, le 5 février 2026

Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP

Mina Peltier

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Les yeux plantés dans la caméra, la question reste suspendue : “Qu’est-ce qu’on peut faire, nous les hommes, pour changer quelque chose ?”. Invité à “La Grande Librairie” ce mercredi 27 mai pour défendre la bande dessinée de Marion Montaigne Dans la combi de Thomas Pesquet, l’astronaute a usé de sa carte blanche pour alerter sur l’ampleur systémique des “violences faites aux femmes”. Un message directement adressé aux hommes.

C’est en échangeant avec les femmes gravitant dans sa vie - “amies, collègues, épouse” - que l’ingénieur parti deux fois en mission dans la Station spatiale internationale (ISS) a réalisé “qu’elles étaient toutes touchées à des degrés divers”. Harcèlements, insultes, attouchements, violences gynécologiques, “abus inacceptables dans un cadre médical” ou au sein du couple… Un phénomène d'une telle envergure que plus de 3 millions de femmes déclarent des violences sexistes et sexuelles chaque année, selon un rapport de la Fondation des Femmes publié en 2023. 

Pour Thomas Pesquet, permettre à “la moitié de l’humanité (de) cesser d’avoir peur de l’autre” passe par une prise de conscience commune chez les hommes. “Ça ne suffit plus d’être un homme bien”, pointe-t-il. Si “écouter et croire” celles qui prennent la parole apparaît à l’astronaute comme une première étape essentielle, la “sécurisation" de l’espace public doit suivre. 

Se taire ou agir

“En éduquant nos fils”, appuie l’astronaute français, mais aussi via des “micros actes” du quotidien, "en n’acceptant pas les blagues sexistes dans le métro, en n’étant pas silencieux dans un groupe d’hommes, quand un des membres dépasse les limites, même un ami, même un supérieur". Une tolérance zéro dans la lutte contre le sexisme que réclamaient déjà en 2025 près de 8 hommes sur 10, auprès du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. “Ce n’est pas parce qu’on a rien dit soi-même qu’on n’a pas créé de l’insécurité”, conclut Thomas Pesquet, dont le message a depuis été largement relayé, autant par des femmes que des hommes. 

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