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Snapchat, WhatsApp... Quand les messageries instantanées se mêlent à l'information

Plusieurs médias renouvellent leur traitement de l'information en tirant parti des fonctionnalités offertes par les applications de messagerie les plus populaires, comme Snapchat et WhatsApp.

Le siège de Snapchat à Venice en Californie
Le siège de Snapchat à Venice en Californie
Crédit : KEVORK DJANSEZIAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue

À l'heure où la part du mobile est de plus en plus prépondérante dans l'audience en ligne des médias (jusqu'à 70% pour L'Équipe, selon le dernier classement OJD), les marques d'actualité tentent de renouveler leur traitement de l'information en tirant parti des fonctionnalités offertes par les applications les plus populaires, comme Snapchat et WhatsApp. Signe des temps, Libération a proposé à ses lecteurs de recevoir sur WhatsApp les résultats du premier tour des élections régionales, dimanche 6 décembre. Un journaliste relayait en direct les évolutions du scrutin aux lecteurs qui s'étaient inscrits au préalable en envoyant un message sur le service de messagerie. Selon le journaliste en charge de l'initiative, Libération a reçu quelque 2.200 demandes d'inscription

Cet automne, le site du quotidien 20Minutes avait déjà mis en place un suivi de la coupe du monde de rugby en proposant à ses lecteurs des comptes rendu, reportages et indiscrets directement par l'intermédiaire de WhatsApp.

La technologie au service d'une information rapide et utile

Ce n'est pas la première fois que l'application de messagerie instantanée aux 900 millions d'utilisateurs mensuels est utilisée au service de l'information. La BBC a été primée l'an dernier pour son service d'alerte sur l'évolution du virus Ebola en Afrique de l'Ouest. Le groupe de média britannique a informé les populations africaines en temps réel sur l'évolution de l'épidémie, les traitements disponibles et les aides accessibles en envoyant plusieurs messages textes, audios ou vidéos en anglais et en français par jour.

La radio anglaise n'a pas établi de partenariat financier avec WhatsApp. Elle a expliqué avoir voulu profiter du fait qu'il était le service de messagerie mobile le plus populaire dans les zones touchées par la maladie et qu'il ne nécessite pas d'avoir une connexion internet très performante pour l'utiliser. Lors de la remise du prix du journalisme en ligne du service public de l'association Online News, le rédacteur en chef de la BBC s'est dit honoré "d'avoir contribué à un service qui a pu sauver des vies". Quelques semaines plus tôt, la BBC avait utilisé l'application rachetée par Facebook pour couvrir les élections législatives en Inde en proposant des photos et témoignages recueillis sur le terrain.

Des vecteurs de communication pour toucher des cibles différentes

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Connu pour ses photographies et vidéos verticales éphémères qui s'effacent au bout de dix secondes maximum, Snapchat séduit également les éditeurs. Très populaire chez les adolescents, le réseau social au fantôme a lancé au début de l'année Discover, une fonction qui met en avant des contenus journalistiques ou de divertissement sous la forme d'un mini kiosque à journaux. Une quinzaine de médias ont déjà noué un partenariat avec Snapchat - dont CNN, National Geographic, Vice et peut-être bientôt Le Monde - et alimentent leur chaîne tous les jours avec des contenus vidéos, photos et textes annoncés par des extraits d'une dizaine de secondes. Ces contenus sont consultables pendant 24 heures puis sont remplacés par des nouveaux. 

Avec cette fonction, Snapchat espère garder plus longtemps ses 100 millions d'utilisateurs quotidiens sur son application. Les médias y voient quant à eux un moyen de capter une audience plus jeune : 45% des utilisateurs du réseau social ont entre 18 et 24 ans. Aux États-Unis, l'élection présidentielle a installé Snapchat comme un nouveau canal de communication : plus spontané avec les "Stories", diffusées dans la foulée de leur captation, plus authentique grâce à la curation humaine et plus sourcé avec les "Live Stories", qui agrègent plusieurs snaps d'un même événement sous différentes perspectives. La plupart des candidats à l'investiture républicaine et démocrate ont déjà investi le réseau social pour conquérir les voix des primo-votants. De son côté, le réseau social a mis sur pied une équipe constituée de journalistes confirmés, dont le reporter politique vedette de CNN, Peter Hambry, pour accompagner le mouvement. En France, le président de la République François Hollande a ouvert un compte début novembre. Certains médias hexagonaux l'utilisent également pour couvrir ponctuellement des événements, notamment Le Figaro.

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