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Science : le blob, cet "animal" de compagnie aux propriétés surprenantes

Cet organisme unicellulaire ni animal, ni végétal, qui accompagne Thomas Pesquet dans l'ISS, est doté d'incroyables capacités d'adaptation, selon le magazine "M".

Le blob, une espèce hors norme
Le blob, une espèce hors norme
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Science : le blob, cet "animal" de compagnie aux propriétés suprenantes
03:26
Science : le blob, cet "animal" de compagnie aux propriétés suprenantes
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet
Animateur

Ce lundi, gros plan sur le blob… Le blob, qui était déjà une vedette de la biologie et qui va devenir une star puisqu’il va partager le quotidien de Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale. Je croyais connaître à peu près ce drôle d’organisme jaune canari,  gélatineux comme un dessert anglais et doté de vertus étranges. Mais je suis tombée sur un article de M, le magazine du Monde, et franchement j’étais loin du compte, le blob est tout simplement fascinant. 

Pour résumer, disons que c'est un organisme unicellulaire ni animal, ni végétal, même pas champignon. Un truc inclassable donc, mais doté d’intelligence, et même de grandes capacités d'apprentissage. Ce qui est remarquable vu qu’il ne possède ni cerveau ni neurones. Placez-le à l’entrée d’un labyrinthe, et il trouvera de lui-même le chemin le plus court pour rejoindre le flocon d’avoine déposé à la sortie, c'est sa nourriture préférée. 

Si vous le plantez au milieu de plusieurs aliments, il se déploiera façon tentacule pour aller picorer partout. Le blob a aussi des facultés de régénération incroyables. Vous le coupez en deux, il cicatrise en moins de trois minutes. Rapprochez-le d’un congénère, et ils vont fusionner. Ajoutons que ce protozoaire, qui ne possède ni pattes ni nageoires, peut atteindre la vitesse de pointe de quatre mètres par seconde, grâce à un réseau veineux capable de générer des mouvements. Bref, un extra-terrestre déguisé en bob l'éponge. 

"Il ignore la souffrance"

Il est présent sur Terre depuis 500 millions d’années. Et il est en train de devenir la star des cours de SVT. Car on peut faire plein d'expériences divertissantes avec un blob. Par exemple, le mettre face à un tas de sel et le voir rebrousser chemin à toute vitesse. On peut aussi le faire changer de couleur en lui faisant ingurgiter des colorants naturels, ou lui faire subir les pires tortures pour vérifier s'il est vraiment immortel. 

"Il ignore la souffrance dans la mesure où il ne possède pas de système nerveux", précise la chercheuse Audrey Dussutour. "Mais ça ne l’empêche pas de répondre au stress, comme une  plante". Sauf que c'est plus fun qu'une plante, et c'est ce qui explique le succès du blob comme animal de compagnie. Car oui, sur le site Le Bon Coin, on trouve des blobs dans la catégorie animaux. Il n'y avait pas la catégorie "truc gluant bizarre". Une demi-douzaine d'éleveurs en proposent : Blobshop, Adopte un blob, et j'en passe. 

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Pour 20 à 40 euros, ils vous vendent des kits de culture et une version séchée du blob. Pour le réveiller, il suffit de quelques gouttes d'eau, il redevient alors parfaitement visqueux. Une vraie petite usine à mucus, même. L'une de ses variantes est d'ailleurs surnommée "vomi de chien" par les Anglais. Dans la nature, on le trouve sur le bois mort ou les fruits pourris, mais il faut un coup de chance.

Gérer sa croissance

Pour élever un blob, pas besoin de compétences scientifiques particulières. La principale difficulté, c'est de gérer la croissance de la bestiole. Si vous oubliez de le nourrir il sortira de sa boîte à la recherche d'un truc à grignoter, et s'il croise d’autres blobs en vadrouille, il fusionnera. 

Heureusement, on peut aussi mettre le blob  'au repos" en cessant simplement de l’humidifier. Et comme le souligne Audrey Dussutour, "il n'y a pas beaucoup d’animaux de compagnie que l’on peut endormir avant de partir en vacances et réveiller un mois plus tard". 

Peut-on caresser son blob, lui parler ? "Oui", dit la chercheuse, c'est même recommandé. "Les résultats ne sont pas les mêmes si on le manipule avec précaution. D’un bon éleveur, on dit d'ailleurs qu’il a la 'main jaune', comme un bon jardinier a la 'main verte'". Certains lui donnent un nom, Bernard, Roger. En fait il ne lui manque que la parole; "ou de ramener la balle", comme dit un amateur. 

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