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Mark Zuckerberg, arrive au tribunal pour le procès visant à déterminer si Meta a conçu ses plateformes pour rendre les enfants dépendants le 18 février 2026.
Crédit : Patrick T. Fallon / AFP
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Pour la première fois, Mark Zuckerberg, le PDG de Meta, a témoigné sous serment devant un jury concernant la sécurité des applications de son groupe, notamment Instagram, ce 18 février à Los Angeles. Sont témoignage intervient dans le cadre d'un procès civil où Meta et Google sont accusés d'avoir conçu leurs plateformes, Instagram et YouTube, pour les rendre addictives aux jeunes utilisateurs.
Durant son audition, Zuckerberg a exprimé ses regrets quant à la lenteur d'Instagram à détecter les utilisateurs de moins de 13 ans, interdits en théorie sur le réseau social. "Je me dis que nous aurions pu en arriver là plus tôt", a-t-il admis. Ce n'est qu'en 2019 qu'Instagram a commencé à demander la date de naissance lors de la création d'un compte, une mesure généralisée en 2021.
L'avocat de la plaignante, Mark Lanier, a présenté un document interne de 2018 révélant qu'en 2015, quatre millions de comptes Instagram appartenaient à des enfants de moins de 13 ans.
Le procès, qui doit se conclure d'ici fin mars, vise à déterminer si Instagram et YouTube sont partiellement responsables des problèmes de santé mentale de Kaley G.M., une jeune Californienne de 20 ans. Inscrite sur Instagram à seulement 9 ans, elle a été exposée à une consommation intensive des réseaux sociaux dès l'enfance.
Les débats se concentrent sur les méthodes employées par les plateformes pour augmenter le temps passé par les jeunes utilisateurs. "Nous avions des objectifs", a reconnu Zuckerberg, "mais au bout d'un moment, j'ai décidé qu'il ne fallait plus que nos équipes aient des objectifs de temps passé (sur Instagram)". Il a ajouté : "Si vous créez quelque chose qui n'est pas bon pour les gens, ils vont peut-être y passer plus de temps à court terme, mais ils n'en seront pas contents."
Malgré les critiques, Meta conteste fermement les allégations et souligne son engagement dans la mise en place d'outils de régulation et de contrôle parental. "Les documents internes montrent que Meta a compris les dangers de ses plateformes pour les jeunes", a dénoncé Matthew Bergman, avocat fondateur du Social Media Victims Law Center, avant l'audition.
Ce procès est le premier d'une série de trois à Los Angeles, visant à explorer les responsabilités des réseaux sociaux dans les problèmes de santé mentale des jeunes. En parallèle, une procédure similaire se déroule à l'échelle nationale à Oakland, et Meta fait face à d'autres accusations au Nouveau-Mexique concernant la protection des mineurs.
TikTok et Snapchat, également visés par des plaintes, ont choisi de conclure un accord confidentiel avec la plaignante avant le procès. Les résultats de ces procédures pourraient avoir des répercussions significatives sur la régulation des réseaux sociaux aux États-Unis.
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