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"Doctolib est meilleur en cybersécurité que l'État" : sur RTL, le fondateur de Doctissimo se veut rassurant sur le programme de recherche sur l'IA

D'après le Docteur Laurent Alexandre, il n'y a pas lieu de s'inquiéter face à une fuite des données personnelles utilisées par Doctolib pour son programme de recherche.

L'application Doctolib. (Image d'illustration)

Crédit : Romain Longieras / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

RTL Midi: faut-il s'inquiéter du projet d'IA de Doctolib ? du 05 août 2026

00:06:12

Alexis Lalemant

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Le programme de recherche scientifique de Doctolib continue de semer l'inquiétude de beaucoup d'utilisateurs de la plateforme. Tandis que le projet utilisera les données personnelles de ses 50 millions d'utilisateurs, les interrogations sont nombreuses quant à la manière dont seront utilisées les données personnelles de chacun pour alimenter cette vaste étude.


Sur RTL ce mercredi 5 août, Thomas Solignac, entrepreneur, conférencier et expert en intelligence artificielle, expliquait que "le but est d'aller nourrir des intelligences artificielles à partir de toutes ces informations sur les consultations, l'ordre des consultations, les prescriptions, les rapports d'examen, toutes ces données finalement que Doctolib amasse depuis des années", continue-t-il précisant que Doctolib n'a "pas encore communiqué sur les fins et les finalités" de leur travail.

Doctolib à la pointe de la cybersécurité ?

Et si le projet fait bondir, entre autres, la Ligue des droits de l'Homme, le docteur Laurent Alexandre se veut de son côté beaucoup plus rassurant. S'il estime "normal" que la population puisse prendre peur face à la sécurité entourant le programme, pointant un possible manque de "pédagogie" en amont du lancement du projet, Laurent Alexandre l'assure : "il n'y a aucun risque que les données médicales des gens partent dans la nature."

"C'est un programme de recherche qui est mené avec des organismes publics de recherche et avec l'université Paris Cité et qui est destiné à mieux comprendre les maladies pour améliorer la prise en charge des citoyens", souligne ainsi Laurent Alexandre sur RTL ce mercredi.

Selon lui, il est inutile de s'inquiéter quant à l'aspect d'une éventuelle fuite des données que la plateforme utilise pour travailler sur son programme de recherches. "Doctolib est meilleur en cybersécurité que l'État et que les mutuelles. Il y a des professionnels de la cybersécurité de bonne qualité chez Doctolib. Et personnellement, j'ai plus confiance dans l'informatique de Doctolib que dans l'informatique des entreprises qui se sont fait pirater récemment", assure Laurent Alexandre.

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Le chirurgien, co-fondateur de Doctissimo, estime d'ailleurs qu'il est préférable de privilégier l'utilisation de ces données par une société française afin de pouvoir garder le contrôle sur ces précieuses informations. 

"On a un vrai problème, c'est que si on empêche les entreprises françaises de qualité, comme Doctolib, de construire des intelligences artificielles médicales, demain tous les Français seront directement soignés par ChatGPT depuis la Californie, parce que nous aurons empêché les entreprises françaises de développer des intelligences artificielles françaises. Donc il faut faire attention avec ce mouvement de révolte à ne pas nous transformer en colonie médicale des intelligences artificielles californiennes", estime Laurent Alexandre.

Le rôle du médecin est-il en train d'évoluer ?

Si les objectifs précis de Doctolib n'ont donc pas été totalement dévoilés, il est de notoriété publique que l'avènement de l'IA permet à la médecine de franchir un nouveau cap. "Il y a plein de maladies qu'on ne sait pas bien dépister, sur lesquelles on repère les signaux très tard, alors que la maladie est déjà bien enclenchée", pointe par exemple Laurent Alexandre, évoquant le cas des maladies neurodégénératives. 

"Le circuit des patients n'est pas optimum. Le système de santé peut beaucoup progresser par l'intelligence artificielle, notamment par la meilleure compréhension des maladies, de leur déclenchement, des raisons de leur déclenchement et de leur évolution. Donc le fait de pouvoir utiliser des données de santé pour fabriquer des intelligences artificielles médicales va permettre de mieux comprendre la médecine", résume ainsi le médecin. 

Et à l'heure où les IA font "déjà beaucoup mieux que les médecins" selon Laurent Alexandre, ce dernier évoque une profession en pleine métamorphose avec la transition actuelle vers l'intelligence artificielle. "Le problème n'est pas de savoir si l'IA va être supérieure à nous, médecins, ou pas. Ça ne veut pas du tout dire que nous, les médecins, nous allons disparaître. Ce n'est pas la mort des médecins qui est à l'horizon", rassure-t-il, avant de continuer : "En revanche, c'est une transformation radicale de la façon dont on soigne nos malades. Demain, le médecin ne va plus faire de diagnostic, il ne va plus faire d'ordonnance. Il va orchestrer des intelligences artificielles. Il va les organiser, il va les choisir, il va les coordonner.", prédit Laurent Alexandre.

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