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Découverte d’exoplanètes : 3 questions sur les annonces de la Nasa

INVITÉ RTL - Sept planètes gravitant autour d'une étoile naine ont été mis au jour par la Nasa. Elles offrent une occasion idéale d'étudier l'atmosphère de planètes comparables à la Terre, explique François Forget, chercheur au CNRS.

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Découvertes d'exoplanètes : "De bonnes chances qu'elles soient couvertes d'océan" Crédit Image : AFP/Nasa | Crédit Média : Stéphane Carpentier | Durée : | Date : La page de l'émission
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et Stéphane Carpentier

C'est un chapelet de sept planètes, toutes rocheuses, plus ou moins de la même taille que la Terre et en orbite autour de la même étoile, Trappist-1. La Nasa a annoncé, mercredi 22 février, la découverte d’un nouveau système planétaires hors du système solaire, dont trois sont situées dans la zone dite d’habitabilité de leur étoile et sont potentiellement susceptibles d’accueillir la vie. 

Sur les 3.449 exoplanètes déjà découvertes à ce jour, c'est la première fois qu'on en trouve autant dans le même système solaire. Situées à un peu moins de quarante années-lumière de la Terre elles offrent une occasion idéale d’étudier l’atmosphère de planètes comparables à la Terre et entretiennent l’espoir de découvrir un jour de la vie extraterrestre. 

Le chercheur au CNRS François Forget explique à RTL pourquoi cette découverte est importante.

Qu'on découvert les scientifiques ?

Les scientifiques de la Nasa ont mis au jour un système planétaires composé de sept exoplanètes rocheuses de taille et de masse terrestre et à la température modérée. Elles gravitent autour de l’étoile Trappist-1, une étoile minuscule, dont le rayon fait douze fois celui de la Terre, de la famille des naines rouges. "La chose la plus frappante, c’est que ce sont des planètes en orbite autour d’une toute petite étoile. On l’appelle dans le jargon une naine rouge. Cela signifie que c’est un système très compact. Les planètes sont assez proches les unes des autres", explique François Forget. 

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Sa faible luminosité (0,05%de celle du soleil) permet des conditions d'observation idéales de ses planètes. "Elles ont surtout cet avantage extraordinaire d’être visibles depuis la Terre par la tranche : on voit passer chacune de ces planètes devant son étoile. Cela va nous permettre de les étudier dans un avenir proche", ajoute le scientifique.

Ce système d’exoplanètes est situé à seulement 39 années-lumière de notre système solaire. "C’est à la fois loin et proche", explique le chercheur. "Evidemment, on ne pourra pas y aller. On ne pourra pas envoyer de sonde ou de robot. C’est même dix fois plus loin que la planète Proxima-b que l’on a découvert cet été. Par contre, à l’échelle de la galaxie, c’est la banlieue proche. On ne va pas y aller mais on va l’étudier avec les télescopes." Ces mêmes télescopes qui ont repéré de faibles baisses de luminosité autour de Trappist-1 et rendu possible la  découverte des exoplanètes.

Pourquoi c’est une découverte importante ?

Depuis 1995, les scientifiques découvrent régulièrement de nouveaux systèmes planétaires. "On a découvert des milliers de planètes et des systèmes avec de nombreuses planètes autour. On a acquis ces dernières années la certitude que la plupart des étoiles sont entourées de planètes rocheuses, la plupart probablement de la taille de la Terre. Là, ce qui est vraiment intéressant c’est que ce système est très compact et autour d’une étoile vraiment petite. Et surtout, on a la chance de le voir par la tranche", souligne François Forget.

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Les scientifiques sont enthousiastes car ces exoplanètes vont leur permettre d’étudier l’atmosphère de planètes similaires à la Terre. "Dans un avenir proche, d’ici deux ou trois ans, grâce au nouveau télescope James-Webb qui va être lancé sur Ariane en 2018 pour remplacer Hubble, on va pouvoir non seulement déterminer qu’il y a des planètes mais aussi étudier et caractériser leur atmosphère. Et tout d’un coup, alors qu’on ne connaît que quelques exemples d’atmosphères dans notre système solaire, on va avoir sept nouveaux exemples à étudier et comprendre", explique François Forget.

Peut-on espérer y trouver de la vie extraterrestre ?

Sur les sept exoplanètes connues de Trappist-1, trois se situent dans la fameuse zone d’habitabilité. Cela signifie qu’elles ne sont ni trop proches ni trop loin de leur soleil pour que des océans d’eau liquide puissent exister à leur surface. Elles pourraient donc potentiellement abriter une vie extraterrestre. "On peut spéculer. On n’en sait rien du tout, j’insiste. Mais c’est vrai que pour certaines d’entre elles, tout indique qu’elles sont très riches en eau et, surtout, que la température à leur surface est compatible avec l’existence d’océans. On n’en sait rien mais il y a de bonnes chances qu’elles soient couvertes d’océans", conclut François Forget.

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