2 min de lecture Mark Zuckerberg

Comment Facebook va lutter contre la désinformation

Accusé d'avoir favorisé l'élection de Donald Trump en laissant proliférer les fausses informations virales sur son réseau, Facebook a annoncé une série de nouvelles mesures afin de limiter leur diffusion.

Facebook est accusé d'avoir favorisé l'élection de Donald Trump en laissant proliférer les intox sur son réseau
Facebook est accusé d'avoir favorisé l'élection de Donald Trump en laissant proliférer les intox sur son réseau Crédit : Sipa
Benjamin Hue
Benjamin Hue
et AFP

Sous le feu des critiques depuis l'élection présidentielle américaine pour avoir laissé proliférer les intox et les articles de désinformation sur son site, Facebook redouble d'efforts pour faire le ménage sur sa plateforme. Le réseau social de Mark Zuckerberg a annoncé jeudi 15 décembre une série de nouvelles mesures afin de limiter leur diffusion. Ce dispositif anti-hoax sera d'abord déployé aux États-Unis avant d'être éventuellement généralisé au reste de la planète. 

"Cette mise à jour n'est qu'une étape et il y en aura d'autres", a déclaré Mark Zuckerberg sur sa page Facebook. "Nous avons la responsabilité d'assurer que Facebook ait le plus grand impact positif dans le monde(...) Je crois que nous pouvons fonder une communauté plus informée et nous appuyer sur ces principes".

Dans la foulée de l'élection de Donald Trump, de nombreuses voix ont mis en cause les algorithmes de Facebook,accusés de faire remonter les fausses informations dans les timelines des utilisateurs en favorisant les contenus viraux, qui suscitent le plus d'engagement. Les détracteurs de la plateforme sociale lui reprochent également d'enfermer les internautes dans des "bulles de filtres" et d'alimenter une pensée unique sans contradiction possible.

Un système de signalement musclé

Pour lutter contre la désinformation sur sa plateforme, Facebook va faire appel à des fact-chekeurs indépendants ainsi qu'à ses propres utilisateurs. Le réseau social teste actuellement sur un nombre limité de personnes une nouvelle commande qui permet aux internautes de caractériser un message comme étant une fausse information. 

Facebook muscle son dispositif anti hoax
Facebook muscle son dispositif anti hoax Crédit : Facebook
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Il faut cliquer dans la partie située en haut et à droite du message, qui permettait déjà de marquer un contenu comme "ennuyeux" ou "indésirable", a indiqué dans un message posté sur sa page Facebook Adam Mosseri, vice-président de News Feed, le département du réseau social qui gère les fils d'actualité. 

En cas de signalement, Facebook s'appuiera également sur "d'autres signaux", dont il ne précise pas la nature, pour soumettre, le cas échéant, l'article ou le message à des sites reconnus pour leur travail de vérification de l'information. Il choisira dans la liste établie par l'institut indépendant Poynter un ou plusieurs des 43 sites répertoriés, dont aucun Français. 

Les intox assorties d'une mention "danger"

Si la vérification révèle que l'article contient des informations erronées, il sera alors assorti d'un triangle contenant un point d'exclamation, souvent utilisé en signalisation routière pour indiquer un danger, et de la mention "contesté par des vérificateurs indépendants". 

Une mention "danger" accompagnera les fausses infos
Une mention "danger" accompagnera les fausses infos Crédit : Facebook

Des articles moins exposés et privés de publicité

Adam Mosseri précise qu'il sera toujours possible de partager ces articles, mais la mention apparaîtra à chaque fois. Il ne sera, en revanche, plus possible pour son auteur ou son éditeur d'en faire la promotion sur Facebook, notamment par de la publicité, indique le réseau social. Fin novembre, Facebook avait déjà  modifié ses règles publicitaires en intégrant les fausses informations à la liste des éléments interdits, comme la pornographie, l'alcool et les armes.

Facebook avait déjà annoncé mi-novembre qu'il n'autoriserait plus les sites ou les applications diffusant des informations trompeuses ou fausses à faire de la publicité, mais n'avait pas précisé selon quels critères d'évaluation. Mi-novembre également, le géant d'internet Google avait décidé d'adopter la même politique vis-à-vis de ces sites.

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