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Artémis II : la première mission habitée autour de la Lune depuis plus de cinquante ans devrait s'envoler le 1er avril

Quatre astronautes s’apprêtent à embarquer pour Artémis II, la première mission habitée autour de la Lune depuis plus de cinquante ans. Ce vol d’essai, prévu pour le 1er avril, doit ouvrir la voie au retour de l’homme sur la surface lunaire et marquer une nouvelle étape dans l’exploration spatiale américaine.

Une vue de la Lune capturée par la capsule Orion, lundi 5 décembre 2022

Crédit : Handout / NASA TV / AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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Plus d’un demi-siècle après la fin du programme Apollo et le dernier voyage habité vers la Lune, trois hommes et une femme s’apprêtent à s’envoler le 1er avril prochain pour une nouvelle aventure lunaire, marquant ainsi un tournant dans l’histoire spatiale américaine. Les quatre astronautes vont faire le tour de la Lune, sans s’y poser, pour un voyage d’environ dix jours.

Artémis II sera le premier vol habité de la nouvelle fusée lunaire SLS, un lanceur imposant de 98 mètres de haut. À son bord, les astronautes américains Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch, et le Canadien Jeremy Hansen, vivront une aventure inédite. 

Cette imposante fusée blanche et orange, haute de 98 mètres et conçue pour un usage unique, doit également permettre, dans les prochaines années, le lancement d’autres missions destinées à installer progressivement une base sur la Lune, avec l’objectif d’en faire un point de départ vers des destinations plus lointaines.

Un vol plusieurs fois retardé

Les astronautes de la mission Artemis II devaient initialement partir début 2024, mais le lancement a été repoussé à plusieurs reprises. Le dernier report est lié à un problème technique identifié sur la fusée : un dysfonctionnement du flux d’hélium dans l’un des étages, obligeant la Nasa à ramener la fusée en atelier pour vérification. 

"Il y a des hommes à bord, donc on ne peut pas se permettre de prendre le moindre risque. Pour moi, ce sont des petits retards un peu classiques pour un lancement d'un vol habité. Ce n'est pas très surprenant", indiquait l'astrophysicien Francis Rocard à RTL.fr le 2 février dernier. 

Un défi technique

Cette mission autour de la Lune vise avant tout à valider, en conditions réelles, la faisabilité d’un retour sur la surface lunaire en 2028, objectif fixé pour la fin du mandat de Donald Trump. Mais cette échéance suscite des interrogations chez les spécialistes, car les astronautes auront besoin d’un alunisseur, un engin encore en développement par les sociétés d’Elon Musk et Jeff Bezos.


Pour réussir ce nouveau défi lunaire, les États-Unis misent sur la collaboration avec le secteur privé et des partenaires internationaux, dont les Européens, les Canadiens et les Japonais, qui seront impliqués dans les prochaines missions Artémis.

Ce vol s’inscrit dans un contexte de compétition internationale, notamment avec la Chine, mais la Nasa insiste : il ne s’agit pas de rejouer la course à l’espace des années 1960. Malgré les avancées technologiques, la mission reste risquée : le vaisseau n’a encore jamais transporté d’équipage et devra parcourir plus de 384.000 kilomètres.

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