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Apollo 13 : le récit d'une mission cauchemardesque vers la Lune

LA TÊTE DANS LES ÉTOILES - Le 17 avril 1970, la mission Apollo 13 décolle. Comme les deux précédentes missions elle aurait dû permettre à deux astronautes de poser le pied sur la Lune. Mais il n'en sera rien. Les trois hommes passeront tout près de la mort.

Les secours arrivent alors que l'équipage d'Apollo 13 vient de plonger dans le Pacifique
Les secours arrivent alors que l'équipage d'Apollo 13 vient de plonger dans le Pacifique
Crédit : AFP
Apollo 13 : le récit d'une mission cauchemardesque vers la Lune
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Sophie Joussellin - édité par Eléanor Douet

56 heures après le décollage, Houston reçoit un appel d'Apollo 13. "Houston, nous avons eu un problème", annonce Jack Swigert. À ce moment-là, la mission Apollo 13 vire au cauchemar.

"Ils ont entendu un gros bang. Un réservoir à oxygène a explosé dans ce que l'on appelle le module de service où se trouvent à la fois les moteurs, les réserves d'oxygène, évidemment le carburant et les réserves d'électricité, tout ce qui sert au vaisseau pour fonctionner", explique Philippe Hénaréjos auteur du livre Ils ont marché sur la Lune. "Les batteries : il n'y en a presque plus. L'oxygène : il y a des fuites partout. Le vaisseau est en train de mourir et les astronautes avec."

Les hommes se réfugient alors dans le module lunaire qui est intact. C'est à son bord que Lovell et Haise auraient dû se poser sur la Lune. Prévu pour deux, ils vont s'y entasser à trois dans des conditions spartiates.

"Il fait froid, ils n'ont pas beaucoup de vivres. Tout est difficile. Quand ils vont chercher des choses dans leur capsule, tout est congelé pratiquement. Et ils doivent réussir à faire les manœuvres qu'on leur demande. Ils refont des calculs, ils font du pilotage comme ça aux étoiles. Quand Jim Lovell fait les calculs, il les fait à la main ou de tête."

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Dans le monde entier on suit la course folle d'Apollo 13, on s'inquiète. La France, par la voix de son premier ministre Jacques Chaban-Delmas, se dit prête à porter secours aux trois astronautes.

L'équipage se trouve déjà en route vers la Lune. Il est impossible de faire demi-tour. Les trois hommes sont obligés de continuer leur chemin, de contourner notre satellite. Ils trouvent cependant le temps de profiter du paysage. "De toute façon, il n'y a rien de spécial à faire à ce moment-là donc Lovell qui a déjà fait le tour de la Lune à bord d'Apollo 8 s'écarte du hublot et dit : 'Moi je l'ai déjà vue. Allez-y vous, regardez'. Et donc Haise et Swigert regardent un peu la Lune, mais ça ne dure pas très longtemps. C'est l'affaire d'une petite heure même pas", raconte Philippe Hénaréjos.

À ce moment-là, le voyage des trois hommes semble se passer le mieux possible. À Houston, Glynn Lunney le directeur de vol espère pouvoir se détendre un peu. "Nous sommes à 70 heures du retour à la maison, nous pensons que la situation est sous contrôle et nous avons un plan pour mener à terme cette mission, mais bien sûr nous ne nous relâcherons pas... Jusqu'au plongeon final."

Un peu de bricolage pour survivre à un énième problème

Mais les trois astronautes doivent faire face à un nouveau problème. Les filtres du Lem prévus pour éliminer le gaz carbonique exhalés par deux hommes ne sont pas suffisants pour trois. L'équipage doit en bricoler d'autres sur les conseils de Houston.

"En quelques heures, les équipes au sol arrivent avec du scotch, des ciseaux. En découpant les combinaisons qui devaient servir à marcher sur la Lune, ils arrivent à faire ce bricolage et sitôt que les astronautes le réalise, le taux de CO2 commence à baisser et ils sont quasiment sauvés."

Pour la dernière étape de cette mission cauchemardesque, les trois hommes quittent le Lem et se glissent dans le module Odyssey, équipé d'un bouclier thermique pour résister à la rentrée dans l'atmosphère.

Quand la capsule apparaît dans le ciel, ses trois parachutes ouverts, c'est la joie et le soulagement à Houston. Odyssey plonge dans le Pacifique. Les trois hommes sont récupérés sains et saufs par le USS Iwo Jima, un navire de guerre américain qui les attend sur zone. 

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