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"C'est difficile de le voir dans cet état" : elle raconte sur RTL le combat de son père contre le virus du Nil occidental, qui a déjà fait trois morts en Île-de-France

Au moins 145 cas de virus du Nil occidental ont été recensés en France cette année. Dans certains cas, les patients peuvent développer des formes graves d'infections.

Un soignant avec une personne touchée par le virus du chikungunya à La Réunion, en avril 2025.

Crédit : Richard BOUHET / AFP

Virus du Nil : 145 cas identifiés en France, dont certains graves

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Hermine Le Clech & AFP - édité par Laurène Rocheteau

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Une vie qui bascule. Alors que 145 cas d'infections au virus du Nil occidental ont été identifiés en France depuis la fin du printemps, trois personnes sont déjà mortes en Île-de-France de complications liées à ce virus, transmis par le moustique. Si une très petite minorité de patients développent une forme grave de la maladie, il peut toutefois être très difficile de s'en remettre. 

Cathy a vécu des semaines d'enfer lorsque son père a contracté la maladie après avoir été piqué par un moustique à la fin de l'été, dans son jardin au sud de Toulouse. L'homme de 75 ans a rapidement développé des symptômes suspects : "Il a commencé à être très malade avec maux de tête, vomissements, mal de dos", explique Cathy à RTL, précisant que son état s'est aggravé "de pire en pire en pire", à tel point qu'il était difficile pour son père "de se réveiller, difficile de parler". 

Transféré au CHU de Toulouse, son père s'est vu diagnostiquer une méningo-encéphalite et a été placé dans le coma. S'il est depuis réveillé, son père est toujours hospitalisé et ne peut toujours pas marcher, même s'il parle de nouveau. "C'est très difficile. Tout le monde, toute la famille, on pleure tous les jours parce que c'est difficile de voir mon père dans cet état", déplore Cathy. 

Eviter la prolifération des moustiques

Les cas aussi graves que le père de Cathy sont plutôt rares, car la majorité des patients sont asymptomatiques : seuls 1% d'entre eux présentent une forme grave de la maladie. 

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La transmission se fait par les moustiques culex, s'étant eux-mêmes nourris du sang d'un oiseau contaminé. Il n'existe à ce jour aucun vaccin commercialisé pour les humains, ni aucun traitement préventif. La meilleure solution reste encore d'éviter le développement des moustiques, vecteurs de cette maladie, explique Louis Lambrechts, directeur de recherche à l'Institut Pasteur. 

"Les moustiques culex sont connus pour se développer dans différents types d'habitat. Ils aiment bien les eaux un peu sales. Ils peuvent se développer aussi dans les petits récipients dans lesquels s'accumule l'eau, dans le jardin, les gouttières bouchées. C'est l'affaire de tous d'éliminer tous ces sites où les moustiques se développent", met-il en garde. 

Les personnes vivant dans une zone où les moustiques sont très présents (le virus du Nil occidental touche principalement l'Occitanie, la Provence-Alpes-Côte-d'Azur et l'Île-de-France) peuvent aussi se protéger des piqûres en portant des habits clairs, amples et longs. En 2025, la métropole avait enregistré un record de 62 cas de virus du Nil occidental de début mai à fin novembre, et cinq personnes étaient mortes de ce virus. 

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