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145 cas humains en France : le virus du Nil occidental en pleine expansion, les symptômes qui doivent alerter

Avec 145 cas humains recensés au 30 septembre, le virus du Nil occidental gagne du terrain en France. Sept régions sont désormais concernées, tandis que les autorités sanitaires appellent à la vigilance face à des formes le plus souvent bénignes, mais parfois graves.

Moustique (image d'illusration)

Crédit : AFP

Marie-Lys de Fremond

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Une circulation sans précédent en France. Le nouveau bilan de Santé Publique France paru ce mercredi 30 septembre confirme l'expansion du virus du Nil occidental dans le pays. D'après l'étude, le nombre de contaminés au virus passe de 117 à 145 dans le pays. Sept régions sont désormais touchées : la Provence-Alpes-Côtes d'Azur, l'Occitanie, l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, le Pays-de-la-Loire, et le Centre-Val-de-Loire. Dans certains département, les cas humains sont une première. En réponse, l'Établissement Français du Sang (EFS) a mis en place l'analyse systématique des poches de sang dans les territoires concernés.

Aussi appelé virus du West Nile, ce virus saisonnier se propage par le moustique Culex de l'oiseau vers l'humain ou le cheval. Il suit l'activité du moustique, d'avril à fin novembre. Si sa transmission dans le pourtour méditerranéen date des années 60, sa période de propagation s'est étendue cet été. En cause, le dérèglement climatique et les pics de chaleur, qui prolongent la durée de vie des moustique et perturbent le trajet des oiseaux migrateurs porteurs du virus. 

Des formes rares, mais graves, à surveiller

La propagation entre humains est extrêmement rare et ne survient que dans les cas de transfusion ou de grossesse. En cas d'infection, si les symptômes sont rares dans 80% des cas, des troubles grippaux légers à sévères (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires) accompagnés d'éruptions cutanées peuvent alerter. 

Chez une minorité de contaminés, une infection neurologique très grave comme une encéphalite ou une méningite peut se déclencher. Dans ce cas de figure, les symptômes à relever au plus vite sont des maux de tête intenses, une raideur dans la nuque, de la confusion, des troubles de la conscience ou des convulsions. Ces formes graves sont rares et concernent seulement 1% des infectés, mais touchent davantage les personnes âgées ou immunodéprimées. 

Les réflexes à adopter

Il n'existe pas de vaccin ni de traitement spécifique face au virus. Les autorités recommandent donc les mêmes actes préventifs que ceux à adopter face aux moustiques habituels : porter des vêtements amples, utiliser des répulsifs, installer des moustiquaires surtout le soir et supprimer les eaux stagnantes autour du domicile. 

Bilans français et européen

En 2025, seuls 63 cas autochtones avaient été recensés entre mai et fin novembre, dont 20 formes neuro-invasives et 5 décès. Fin septembre 2026, 1.500 cas humain, dont 61 décès, ont été recensés dans 16 pays européens selon l'ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies). Les pays les plus touchés sont l'Italie, la Grèce, l'Espagne et la France. Le site de Santé Publique France publie régulièrement les nouveaux bilans de cas d'infections. 

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