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Ascenseurs, transports : comment reprogrammer son cerveau face à la claustrophobie

La claustrophobie provoque des crises dans l'ascenseur, dans le métro, durant une IRM... Jimmy Mohamed donne les clefs pour surmonter cette peur du quotidien.

Une cabine d'ascenseur (illustration)

Crédit : Flickr - CC - zigazou76

Claustrophobie : comment la surmonter ?

00:02:58

Claustrophobie : comment la surmonter ?

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Jimmy Mohamed - édité par La rédaction numérique de RTL

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La population mondiale est touchée par la claustrophobie, la peur panique d'être enfermé qui complique la vie de ceux qui en souffrent.

Cette phobie se caractérise par une peur intense, excessive et persistante des espaces clos, confinés ou difficiles à quitter. Elle peut surgir dans un ascenseur, dans le métro, dans un tunnel, dans un avion, dans une pièce sans fenêtre ou encore lorsqu'on passe des examens d'imagerie comme un scanner ou une IRM (imagerie par résonnance magnétique). 

Cette peur est incontrôlable : le cerveau se met en état d'alerte parce qu'il est persuadé qu'il y a un risque de mort dans une situation pourtant banale. La personne claustrophobe ressent des symptômes physiques tels que le cœur qui bat vite, de l'essoufflement, des nausées, des sueurs, des vertiges. Or, les symptômes sont la preuve qu'il y a un danger. Cela crée un cercle vicieux rend la peur encore plus importante. 

Poser le diagnostic puis réapprendre au cerveau à vivre ces situations

Pour traiter la claustrophobie, il faut d'abord poser le diagnostic. Ensuite, un psychiatre ou un psychologue va réaliser ce qu'on appelle des thérapies cognitivo-comportementales. L'idée est de s'exposer progressivement à la phobie. Par exemple, s'il s'agit de la peur d'être coincé dans un ascenseur, il faudra d'abord de parler de cet ascenseur, puis s'imaginer dedans, regarder une vidéo, puis essayer de rester de plus en plus longtemps dans un espace clos. 

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Avec le temps, le cerveau réapprend que la situation n'est pas si dangereuse que ça. Le traitement repose donc sur des thérapies, sans médicaments. En revanche, en cas d'examen comme une IRM, il est possible de prendre un traitement anxiolytique afin que l'examen se passe le mieux possible.

La réalité virtuelle plutôt que les calmants

À noter qu'il existe d'autres solutions que les calmants. Des chercheurs américains ont réalisé une étude pendant laquelle ils ont proposé à des patients claustrophobes de mettre un casque de réalité virtuelle au moment d'un examen d'IRM. 
Le principe est simple : le casque diffuse des images et des sons agréables. À l'issue de cette étude, 95% des patients ont réussi à aller au bout de l'examen sans prendre aucun médicament, et 80% d'entre eux ont même considéré l'expérience plutôt agréable. 

Cette technique par réalité virtuelle peut s'élargir à d'autres thérapies. Il faut cependant consulter en amont, car ce sont les psychiatres et les psychologues qui mènent ces thérapies.

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