1 min de lecture

EN DIRECT - Procès de Rachida Dati pour corruption : au Parlement européen, "je faisais mon travail comme tout député de base", déclare-t-elle

Le parquet national financier (PNF) soupçonne l'ancienne ministre de la Justice d'avoir noué un pacte de corruption et illégalement fait du lobbying au Parlement européen, dont elle était membre, pour le compte de Renault-Nissan entre octobre 2009 et février 2013.

Rachida Dati, arrive au tribunal parisien le 16 septembre 2026 pour son procès pour corruption avec l'ancien dirigeant de Renault-Nissan, Carlos Ghosn.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Les 3 infos à retenir
  • Depuis le 16  septembre, Rachida Dati est jugée pour "un pacte de corruption" avec Carlos Ghosn, pour le compte de Renault-Nissan entre octobre 2009 et février 2013. 
  • Lors du deuxième jour de l'interrogatoire de l'ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, cette dernière a déclaré : "Je n'ai jamais été en situation de conflit d'intérêts (...). Tous mes actes, que ce soient mes votes ou mes prises de parole, se sont toujours conformés aux engagements politiques de mon groupe". 
  • Seul témoin cité au procès par le PNF, l'eurodéputé (Verts) Daniel Freund, a déclaré : "Pour moi, faire une prise de contact, suggérer une stratégie, on rentre dans le lobbying. C'est le coeur du lobbying". 
Filtrer et afficher les actualités :

Rachida dati : "Je faisais mon travail comme tout député de base"

"Sur la 2e mandature j'étais plus impliquée", assure Rachida Dati. "Je faisais mon travail. Il n'y a pas de dilettantisme. Ce n'est pas parce que vous êtes présent seulement lorsque que vous y avez des choses à faire,  que c'est du dilettantisme. Je faisais mon travail comme tout député de base"

Rachida dati : "On a gagné, j'ai considéré que la tâche était remplie"

À la question : "Il a pu être évoqué que vous étiez peu impliquée, rarement à Strasbourg,  jamais rapporteur. Pourquoi ?", Rachida Dati répond : "Moi, je n'ai pas une polémique par jour mais une polémique par demi-journée".


"Le livre sorti aujourd'hui n'est sûrement pas un livre qui me rend hommage bien au contraire. J'étais dans une instabilité personnelle, je venais d'accoucher il fallait que je tienne la rampe pour ma fille, pour ma famille. On a gagné, j'ai considéré que la tâche était remplie quand je suis arrivée au Parlement européen, je ne voulais pas de responsabilités", dit-elle

Rachida Dati : "le président m'a demandé de me présenter (...) j'ai cédé par loyauté"

"Pourquoi avez-vous été candidate à la députation européenne en 2019", demande l'autre assesseuse. "Quand j'ai accouché, j'ai été très abîmée par la vie publique et politique", déclare Rachida Dati. 

"Ma fille a eu des soucis de santé, j'ai choisi de quitter la vie politique. Puis, le président de la République m'a demandé de me présenter (aux élections européennes, ndlr), j'ai d'abord refusé, puis j'ai cédé par loyauté. Aussi bien le président de la République, que le parti m'ont permis d'avoir des responsabilités exceptionnelles", ajoute-t-elle.

Focus sur une question posée par rachida dati au parlement européen

Le magistrat revient sur la question posée par Rachida Dati au Parlement européen sur les niveaux sonores. "L'alliance Renault-Nissan risquait d'être impactée par cette mesure ?", dit-il. 

"Renault-Nissan n'était pas concerné par ces enjeux technologiques, nous l'avons documenté", répond Rachida Dati.

"un sentiment de désinvolture", s'interroge le magistrat

Le magistrat revient sur le fait que Rachida Dati ne se faisait pas rembourser les trajets en justifiant qu'elle couplait ces voyages professionnels avec des voyages privés. Il s'interroge compte tenu de l'importance stratégique de ce projet : "Comment vous pouvez traiter ces questions au détour de séjours privés que vous faites au Maroc notamment ? Ça donne un sentiment de désinvolture". 

"Je n'ai jamais d'air de vacances balnéaires. Quand j'allais là-bas, j'avais toujours un lieu de travail. Mon père, retraité, avait perdu maman, je l'ai installé là-bas donc à chaque occasion d'un déplacement d'un séjour, j'habite chez mon père qui est en plein Casablanca ou à Oran en Algérie et j'y travaille au même titre que quand je suis chez moi à Paris", dit-elle.

Rachida dati : "sous mon ministère, on a éradiqué l'ETA"

Puis, Rachida Dati retrace son parcours et rappelle le moment où elle a intégré la magistrature et jusqu'à sa nomination garde des seaux ou elle rappelle qu'elle a lutté contre le terroriste "sous mon ministère, on a éradiqué l'ETA".

"des contrats privés"

Autre question : "En quoi dans votre parcours avez-vous acquis la compétence d'élaboration de contrats en droit international ?"

Réponse de Rachida Dati : "Ce sont des contrats privés qui se font de gré à gré. Il faut parfois s'adapter aux usages sur place. La réglementation est faite quasiment sur mesure pour les besoins des pays", explique-t-elle. "Ce sont les législations sur mesure et qui sont faites par les décisionnaires. Dans mon expérience professionnelle, j'ai travaillé à la Banque européenne à Londres, j'ai été auditeur", ajoute-t-elle. 

"En quoi consistait votre travail ?", demande le magistrat

"En quoi consistait votre travail ? Vous participiez à l'élaboration des contrats ? Les accords de financement ?", demande le magistrat. 

"C'était de remettre le Maroc dans le financement à travers des offices. Moi je ne suis pas ingénieure, à un moment donné ça a bloqué et c'était d'avoir l'assurance que le Maroc finançait une partie", répond Rachida Dati

Rachida dati de retour à la barre

L'un des assesseurs du tribunal souhaite interroger l'ancienne garde des Sceaux sur l'usine Renault à Tanger.

Rachida dati : "Je faisais mon travail comme tout député de base"

"Sur la 2e mandature j'étais plus impliquée", assure Rachida Dati. "Je faisais mon travail. Il n'y a pas de dilettantisme. Ce n'est pas parce que vous êtes présent seulement lorsque que vous y avez des choses à faire,  que c'est du dilettantisme. Je faisais mon travail comme tout député de base"

Rachida dati : "On a gagné, j'ai considéré que la tâche était remplie"

À la question : "Il a pu être évoqué que vous étiez peu impliquée, rarement à Strasbourg,  jamais rapporteur. Pourquoi ?", Rachida Dati répond : "Moi, je n'ai pas une polémique par jour mais une polémique par demi-journée".


"Le livre sorti aujourd'hui n'est sûrement pas un livre qui me rend hommage bien au contraire. J'étais dans une instabilité personnelle, je venais d'accoucher il fallait que je tienne la rampe pour ma fille, pour ma famille. On a gagné, j'ai considéré que la tâche était remplie quand je suis arrivée au Parlement européen, je ne voulais pas de responsabilités", dit-elle

Rachida Dati : "le président m'a demandé de me présenter (...) j'ai cédé par loyauté"

"Pourquoi avez-vous été candidate à la députation européenne en 2019", demande l'autre assesseuse. "Quand j'ai accouché, j'ai été très abîmée par la vie publique et politique", déclare Rachida Dati. 

"Ma fille a eu des soucis de santé, j'ai choisi de quitter la vie politique. Puis, le président de la République m'a demandé de me présenter (aux élections européennes, ndlr), j'ai d'abord refusé, puis j'ai cédé par loyauté. Aussi bien le président de la République, que le parti m'ont permis d'avoir des responsabilités exceptionnelles", ajoute-t-elle.

Focus sur une question posée par rachida dati au parlement européen

Le magistrat revient sur la question posée par Rachida Dati au Parlement européen sur les niveaux sonores. "L'alliance Renault-Nissan risquait d'être impactée par cette mesure ?", dit-il. 

"Renault-Nissan n'était pas concerné par ces enjeux technologiques, nous l'avons documenté", répond Rachida Dati.

"un sentiment de désinvolture", s'interroge le magistrat

Le magistrat revient sur le fait que Rachida Dati ne se faisait pas rembourser les trajets en justifiant qu'elle couplait ces voyages professionnels avec des voyages privés. Il s'interroge compte tenu de l'importance stratégique de ce projet : "Comment vous pouvez traiter ces questions au détour de séjours privés que vous faites au Maroc notamment ? Ça donne un sentiment de désinvolture". 

"Je n'ai jamais d'air de vacances balnéaires. Quand j'allais là-bas, j'avais toujours un lieu de travail. Mon père, retraité, avait perdu maman, je l'ai installé là-bas donc à chaque occasion d'un déplacement d'un séjour, j'habite chez mon père qui est en plein Casablanca ou à Oran en Algérie et j'y travaille au même titre que quand je suis chez moi à Paris", dit-elle.

Rachida dati : "sous mon ministère, on a éradiqué l'ETA"

Puis, Rachida Dati retrace son parcours et rappelle le moment où elle a intégré la magistrature et jusqu'à sa nomination garde des seaux ou elle rappelle qu'elle a lutté contre le terroriste "sous mon ministère, on a éradiqué l'ETA".

"des contrats privés"

Autre question : "En quoi dans votre parcours avez-vous acquis la compétence d'élaboration de contrats en droit international ?"

Réponse de Rachida Dati : "Ce sont des contrats privés qui se font de gré à gré. Il faut parfois s'adapter aux usages sur place. La réglementation est faite quasiment sur mesure pour les besoins des pays", explique-t-elle. "Ce sont les législations sur mesure et qui sont faites par les décisionnaires. Dans mon expérience professionnelle, j'ai travaillé à la Banque européenne à Londres, j'ai été auditeur", ajoute-t-elle. 

"En quoi consistait votre travail ?", demande le magistrat

"En quoi consistait votre travail ? Vous participiez à l'élaboration des contrats ? Les accords de financement ?", demande le magistrat. 

"C'était de remettre le Maroc dans le financement à travers des offices. Moi je ne suis pas ingénieure, à un moment donné ça a bloqué et c'était d'avoir l'assurance que le Maroc finançait une partie", répond Rachida Dati

Rachida dati : "Mon rôle etait de voir si le financement pouvait tenir"

Le magistrat demande à Rachida Dati des détails sur les filiales impliquées et le financement. "Moi j'interviens quand Carlos Ghosn me demande d'intervenir (...) La crainte de Carlos Ghosn c'est que cette participation ne soit pas totalement stabilisée", explique-t-elle. 


"Je n'étais pas dans la technique la plus profonde, j'étais avec les décisionnaires. Les marocains ont douté du financement de la phase 2. Moi j'étais à la croisée de ces chemins-là, lors de réunions avec le ministre des Finances, le conseiller du roi du Maroc et l'ancien patron de la sécurité nationale", détaille Rachida Dati. Et d'ajouter : "Mon rôle était de voir si le financement pouvait tenir, en rendre compte à Carlos Ghosn"

Un premier protocole signé en 2007

Rachida Dati explique qu'un premier protocole d'accord est signé en 2007, puis il y a eu des avenants à cet accord. Au départ, cette usine devait être prise en charge par Renault Nissan. Le financement a ensuite été réduit à cause de la crise financière. 

Rachida dati de retour à la barre

L'un des assesseurs du tribunal souhaite interroger l'ancienne garde des Sceaux sur l'usine Renault à Tanger.

l'audience reprend

Bonjour et bienvenue dans ce live. L'audience a repris peu après 13h30 reprend avec l'appel des témoins. L'avocate de transparency Clémence Witt évoque le livre sorti aujourd'hui au sujet de Rachida Dati

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

La rédaction vous recommande

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée