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"Valls dit que la gauche peut gagner, pas que Hollande peut gagner", analyse Olivier Mazerolle

LE MAG POL - Et si Manuel Valls préparait sa candidature à la présidentielle dès 2017. L'éditorialiste de RTL décrypte son discours.

François Hollande et Manuel Valls le 8 septembre 2016 à Paris.
François Hollande et Manuel Valls le 8 septembre 2016 à Paris.
Crédit : LIEWIG-POOL/SIPA
"Valls dit que la gauche peut gagner, pas que Hollande peut gagner", analyse Olivier Mazerolle
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Philippe Robuchon & Benjamin Sportouch & Ludovic Galtier

Manuel Valls est officiellement en campagne pour François Hollande. Combatif, le premier ministre croit dans les chances de victoire de son camp. Au micro du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, il a lancé un appel à la gauche pour lui dire qu'il fallait être "fier" du bilan de ces cinq dernières années. "Il est venu dire la gauche peut gagner, il ne dit pas François Hollande peut gagner. Ce qui signifie, on verra bien qui est le candidat", nuance Olivier Mazerolle, éditorialiste à RTL, qui persiste. "Il est venu nous développer sa carte d'identité de gauche."

Manuel Valls envisage-t-il d'être candidat en cas de renoncement de François Hollande ? Christophe Jakubyszyn, directeur de l'information de TF1 et LCI accrédite cette hypothèse. "Valls dit : 'Je ne peux pas attendre deux mois le bon vouloir de Hollande et l'annonce de sa probable non-candidature pour m'organiser, pour organiser mes troupes'." Alexis Brézet, journaliste au Figaro, évoque, quant à lui, "un tour de chauffe de sa candidature parce qu'il se dit très probablement que Hollande n'ira pas. C'est un discours de campagne (...) Il se repositionne à gauche (en critiquant le programme économique d'Alain Juppé, ndlr) avec un très beau symbole totalement flou qui est ce revenu universel."

Les ex-conseillers de François Hollande veulent rebondir auprès d'Anne Hidalgo

"Courage, fuyons", c'est un peu le mot d'ordre dans les cabinets ministériels. Le point de chute le plus convoité est la mairie de Paris. Pour une raison toute simple : ce pourrait être l'un des derniers bastions de gauche, au moins jusqu'en 2020 date de la prochaine élection municipale. Les CV s'accumulent sur le bureau d'Anne Hidalgo. Selon nos informations, la maire de Paris a reçu ces dernières semaines pas moins de 40 candidatures de conseillers actuellement en poste dans les cabinets ministériels. Ils anticipent tous une défaite de François Hollande. Mais à Paris, les places sont chères et il n'y en aura pas pour tout le monde.

François Hollande croit encore à la victoire en 2017

Il travaille à la composition de son équipe de campagne le plus discrètement possible. Lundi 3 octobre, il a rendez-vous avec Axelle Lemaire, sa ministre chargée du Numérique. Il y sera question de ses dossiers certainement mais pas que. Le président quasi candidat devrait en effet lui proposer une place de choix dans le dispositif, peut-être la fonction de porte paroleFrançois Hollande veut faire monter des jeunes et des femmes. Le nom de Najat Vallaud-Belkacem est même souvent cité pour devenir sa directrice de campagne.

Plus personne ne se fait de cadeaux à droite

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Les flèches sont de plus en plus acérées. Par exemple, ce soutien de François Fillon qui estime que Nicolas Sarkozy est clanique. Il lui reproche de bannir ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. Et ce filloniste de comparer l'ancien chef de l'Etat au président russe : "Sarkozy, c'est Poutine sans les assassinats !".Tout est dans la nuance.

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