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Urgences : ce qu'il faut savoir sur le "Samu infirmier" proposé par Pécresse

La présidente de la région Île-de-France propose la mise en place d'un "nouveau diplôme bac +5 (...) d'infirmière praticienne" pour qu'on reconnaisse à la profession la possibilité de suivre des patients.

Valérie Pécresse, le 30 juin 2018
Valérie Pécresse, le 30 juin 2018 Crédit : VALERY HACHE / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et AFP

Aux grands maux, les grands remèdes ? La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, va présenter ce lundi 9 septembre un "plan d'actions" avec un "budget dédié" pour "régler sur le long terme" la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois. 

"Je vais mettre de l'argent dans des solutions pérennes, restructurantes, qui vont régler le problème des urgences sur le long terme", a-t-elle affirmé. Selon Les Échos, ce budget devrait dépasser 600 millions d'euros sur trois ans. 

En réponse à la crise dans les urgences, l'opposition aussi fait ses propositions. Valérie Pécresse a plaidé pour la création d'un "Samu infirmier", où les infirmières, aux prérogatives élargies, se déplaceraient à domicile, afin de "désaturer" les services d'urgence, en pleine crise. "Je vais proposer à l'ARS (Agence régionale de Santé, ndlr) de l'expérimenter en Île-de-France", a dit la présidente Les Républicains de la région Île-de-France, sur France 2

Valoriser les infirmières et les infirmiers

Pour elle, face à la crise des urgences qui dure depuis bientôt six mois, il faut certes "des mesures d'urgence très rapides, des moyens supplémentaires, plus de sécurité, mais sur le long terme, (...) il faut une refonte du système, et qu'on commence par valoriser nos infirmières". 

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Elle a proposé "qu'on fasse un nouveau diplôme bac +5 (...) d'infirmière praticienne, qu'on reconnaisse (à ces infirmières, ndlr) la possibilité, sous le contrôle des généralistes, de prescrire, de suivre les patients". "Si on expérimentait - je suis prête à le faire dans ma région - un Samu infirmier avec des infirmières qui se déplaceraient à domicile, on désaturerait les urgences et on n'occuperait pas les médecins généralistes qui sont si peu nombreux et tellement surchargés".

Cela permettrait du même coup selon elle de "revaloriser la fonction du généraliste en le mettant sur des soins à plus haute valeur ajoutée", car ses consultations "valent beaucoup plus que les 25 euros que nous payons"

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