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"Une sortie par le haut" : pourquoi l'organisation d'une grande primaire prend des airs d'opération de la dernière chance pour Gabriel Attal

Le candidat Renaissance a appelé à l'organisation d'une "primaire des démocrates", à laquelle Édouard Philippe se refuse toujours de participer. Une opération de la dernière chance pour Gabriel Attal, qui lui éviterait l'humiliation d'un retrait de candidature.

Gabriel Attal lors de son premier meeting de campagne pour la présidentielle 2027, le 30 mai 2026

Crédit : LOU BENOIST / AFP

"Il faut qu'il trouve une sortie par le haut" : pourquoi une "primaire des démocrates" serait une opération de la dernière chance pour Gabriel Attal

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Pauline Théveniaud - édité par Laurène Rocheteau

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Le chant du cygne de Gabriel Attal ? À la peine dans les sondages, le candidat Renaissance à la présidentielle de 2027 a plaidé pour l'organisaton d'une  grande "primaire des démocrates" avant l'élection afin d'empêcher un duel entre la France insoumise et le Rassemblement national lors du second tour. 

"Je crois qu'il est temps d'être tous responsables et d'organiser une grande primaire" soulignant que "dans aucun sondage, aucun candidat aujourd'hui n'est en situation d'être au deuxième tour" contre Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. Selon un dernier sondage en date Ipsos BVA-Cési École d’ingénieurs pour Le Parisien - Aujourd’hui en France, Gabriel Attal ne recueillerait que 9,5% des intentions de vote des sondés, alors qu'il était encore à 14% il y a six semaines. 

Édouard Philippe est lui aussi en net recul dans ce même sondage : il tombe à 15% des intentions de vote dans l'hypothèse où il serait le seul candidat du bloc central, soit quatre points de moins depuis la rentrée. 

Un argument de plus pour Gabriel Attal en faveur de l'organisation d'une primaire : "Je suis convaincu que ceux qui feront le choix de rester à l'écart de ce moment de rassemblement (...) porteront quelque part la responsabilité de la division", a-t-il déclaré. 

Une primaire qui n'a "aucun sens" sans Édouard Philippe

Mais pour l'ancien Premier ministre, cette primaire prend surtout des airs d'opération de la dernière chance. "Il faut qu'il trouve une porte de sortie par le haut", souffle l'un de ses proches, une façon d'éviter l'humiliation de retirer sa candidature. Alors que des militants expriment des doutes et que des députés estiment qu'il est temps d'arrêter les frais, ce même proche de Gabriel Attal assure qu'il n'est pas prêt à les écouter et compte poursuivre sa candidature au moins jusqu'à décembre. 

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Selon nos informations, Gabriel Attal a déjà vu François Bayrou au siège du MoDem, et écrit au LR Gérard Larcher. Il s'est également résolu à inclure au candidat Nouvelle Énergie David Lisnard, qui a aussi appelé à se dépêcher d'organiser cette primaire, et au LR Bruno Retailleau. Dans l'entourage de ce dernier, on tend vers le "pourquoi pas" pour une primaire, mais ses équipes rappellent que "si Édouard Philippe ne participe pas, ça n'a aucun sens". L'appel de Gabriel Attal est donc une façon de mettre la pression sur le candidat Horizons, qui campe sur ses positions et refuse toujours une primaire. 

Selon l'entourage de Gabriel Attal, tout le monde converge vers la primaire, sauf Édouard Philippe. Mais chez Les Républicains, on évoque plutôt un projet "mort-né", et une "stratégie d'Emmanuel Macron, mais sans la finesse d'Emmanuel Macron". 

Dans les derniers sondages, Gabriel Attal et Édouard Philippe restent tous les deux distancés par Jean-Luc Mélenchon, loin derrière Marine Le Pen, qui reste en tête dans toutes les configurations.

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