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"Une réforme profondément juste" : sur RTL Jean-Michel Blanquer prend la défense de Parcoursup, mais admet qu'il y a "des améliorations à apporter"

Jean-Michel Blanquer défend sur RTL la philosophie de Parcoursup, qu'il qualifie de "réforme profondément juste", tout en reconnaissant des limites et "des améliorations à apporter" face aux critiques sur l'opacité et l'angoisse qu'elle suscite chez certains lycéens.

Jean-Michel Blanquer invité du grand jury RTL-M6 Ouest-France le 11 octobre 2026.

Crédit : Nicolas Kovarik/RTL

Le Grand Jury de Jean-Michel Blanquer et David Amiel

00:49:56

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Eléonore Aparicio

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Au coeur des cortèges lycéens, de nombreuses pancartes s'en prennent à Parcoursup, dont les algorithmes sont jugés trop opaques. Le sénateur LR Max Brisson, conseiller éducation du candidat à la présidentielle Bruno Retailleau, a proposé dans La Tribune Dimanche de supprimer cette plateforme, qu'il considère comme "une véritable boîte noire".

Invité ce dimanche 11 octobre du Grand Jury - RTL - Public Sénat - Ouest-France - M6, Jean-Michel Blanquer a défendu les réformes qu'il a portées à l'éducation, du lycée à Parcoursup, tout en reconnaissant leurs limites. L'ancien ministre de l'Éducation estime qu'"il y a certainement des améliorations à apporter" sur Parcoursup, mais rappelle sa finalité initiale : "mieux affecter les élèves". Un objectif que, selon lui, la plateforme remplit progressivement.

Une défense du principe de Parcoursup

Pour justifier la réforme, l'ancien ministre rappelle les défauts du système antérieur. Il cite notamment les mécanismes de tirage au sort qui pouvaient, selon lui, conduire à des situations absurdes dans certaines filières très demandées. "Vous aviez auparavant, par exemple, un élève qui avait fait S qui ne pouvait pas entrer en médecine parce que le tirage au sort avait mis un élève de bac pro qui était sûr de rater ses études de médecine", explique-t-il.

Dans son argumentation, Jean-Michel Blanquer relie la question de Parcoursup à celle, plus large, du sens donné aux réformes éducatives. "L'objectif, c'est le bien de la jeunesse, la faire réussir dans ses études supérieures", dit-il, en estimant que la plateforme doit être évaluée à partir de cette finalité. Il défend aussi l'idée que Parcoursup a rendu visibles des formations et des possibilités d'orientation qui restaient auparavant méconnues d'une partie des élèves.

Parcoursup une source d'angoisse ?

L'ancien ministre admet donc qu'une multiplication des options peut produire de l'inquiétude chez les jeunes au moment de l'orientation. Il va même jusqu'à envisager l'hypothèse d'un resserrement de l'offre : "Peut-être que dans ce cas-là, il faudra revenir à des choix plus restreints." Mais il maintient, dans le même temps, que la réforme a permis d'élargir l'horizon des lycéens. "C'est une réforme profondément juste", affirme-t-il, en soulignant que "on a ouvert des opportunités qui, auparavant, ne se voyaient pas".

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Jean-Michel Blanquer dit tout de même trouver utile que le sujet reste débattu publiquement. "Je suis le premier à le penser", assure-t-il à propos des inconvénients possibles et des améliorations à apporter. Et il ajoute : "Je trouve ça très bien que Parcoursup soit sur la table et qu'on discute parce que ça permet d'être rationnel."

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