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Procédé, sélection des candidats, construction des dossiers... Que reprochent exactement les lycéens à la plateforme Parcoursup ?

La plateforme d'orientation post-bac Parcoursup est dans le viseur des lycéens, qui demandent la fin de ce procédé de sélection.

Le logo de Parcoursup (illustration)

Crédit : Anna KURTH / AFP

Pourquoi la plateforme Parcoursup est si décriée du 10 octobre 2026

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Hortense Crépin - édité par Laurène Rocheteau

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C'est l'une des principales revendications des lycéens dans leur mobilisation : ils demandent la fin de Parcoursup, la fin de la plateforme d'orientation post-bac. Depuis 2018, c'est par cette plateforme que les futurs bacheliers doivent passer pour formuler leurs voeux d'études supérieures. 

Il s'agit d'une sorte d'annuaire géant qui regroupe plus de 25.000 formations, et qui répond à un calendrier bien précis. Au cours du deuxième trimestre de leur année scolaire, les candidats peuvent sélectionner jusqu'à 10 voeux de formation. Ils doivent pour ça déposer un dossier, parfois même une lettre de motivation. 

Puis en juin, ils reçoivent leur première réponse et savent s'ils sont acceptés, refusés ou placés sur liste d'attente. Si à l'issue du procédé, les lycéens n'ont toujours pas de formation, une phase d'admission complémentaire débute et prend fin mi-octobre.

Les lycéens dénoncent des inégalités

Le procédé de sélection des candidatures est souvent décrié, mais il n'existe en réalité pas d'algorithme unique décidé par l'Éducation nationale. Chaque formation définit ses propres critères d'évaluation et leur pondération : certaines prennent davantage en compte les notes dans une manière définie, d'autres privilégient les résultats aux épreuves du bac de Français ou encore les appréciations sur les bulletins. 

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Auparavant, ce tri pouvait se faire à la main quand les élèves venaient déposer leur dossier. Désormais, tout est informatisé, même s'il y a toujours une intervention humaine à un stade de la procédure. 

Mais les lycées, qui sont mobilisés depuis maintenant deux semaines, considèrent que ce procédé est trop stressant et trop sélectif. Ils pointent par exemple du doigt les inégalités auxquelles font face les candidats durant ce processus, qui créée ou aggrave des inégalités sociales : certains bénéficient davantage de l'aide de leurs parents, d'un meilleur suivi dans leur lycée, voire même de conseils de coachs privés payants. 

D'autant que la concurrence est aujourd'hui rude pour accéder à certaines formations : la France compte aujourd'hui plus de 3 millions d'étudiants, soit un million de plus qu'en 2000.

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