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"Un foutage de gueule" : le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin fustige sur RTL le gouvernement sur la loi anti-fast fashion

La loi pour lutter contre les produits d'"ultra fast fashion", votée à l'unanimité au Sénat, n'a pas encore été examinée en commission mixte paritaire, passage obligatoire pour son application. Sur RTL ce mercredi 6 mai, le président du prêt-à-porter féminin Yann Rivoallan dénonce "un manque de volonté politique" pour mettre en place ce texte.

Pour lutter face à Temu ou Shein, des marques françaises tentent de se réinventer.

Crédit : Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Le commerce en ligne est-il en train de tuer le commerce traditionnel ?

00:09:57

Le commerce en ligne est-il en train de tuer le commerce traditionnel ?

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Thomas Sotto & Martial You - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Malgré l'adoption à l'unanimité par le Sénat le 10 juin 2025 d'une loi pour freiner l'essor de la mode "ultra-éphémère" incarnée par les géants chinois du commerce en ligne Shein ou Temu, cette dernière n'a toujours pas été appliquée. Une attente qui agace Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin. 

Le spécialiste du secteur a dénoncé ce mercredi 6 mai sur RTL un "foutage de gueule" préjudiciable aux autres marques vestimentaires. "On a une enseigne qui tombe chaque semaine, alors que de l'autre côté, la loi que le gouvernement avait voté à l'unanimité au Sénat n'a toujours pas été présentée en commission", a-t-il indiqué. 

Un "manque de courage politique"

Face à la montée des critiques envers le développement de la "fast-fashion", un texte a été présenté il y a plusieurs mois par la députée Horizons Anne-Cécile Violland, présentant plusieurs mesures afin de réduire la pollution engendrée par ce mode de consommation. 

Le texte doit être examiné en commission mixte paritaire (CMP) pour acter sa mise en œuvre : sept députés et sept sénateurs se réunissent pour s'accorder sur une version commune du projet de loi. "Cela fait un an que les acteurs de la mode l'attendent, et aujourd'hui, il n'y a aucun courage politique pour la mettre en place. Des milliers d'emplois ont été détruits justement à cause de cette inaction", a alerté Yann Rivoallan. 

Shein et Temu "détruisent le marché"

Ce projet de loi appelait notamment à une meilleure sensibilisation des consommateurs, à l'interdiction de la publicité en faveur de ces articles et à instaurer une taxe sur les petits colis importés hors Union européenne, entrée en vigueur le 1er mars dernier. 

Ce texte est punitif pour de nombreuses grandes entreprises du commerce en ligne, comme les plateformes chinoises Shein et Temu. "Elles sont en train de détruire le marché", a estimé Yann Rivoallan, qui voit en ces deux géants de vraies menaces. Celles-ci commercialisent des produits souvent issus de l'"ultra fast fashion" à prix cassés, ce qui attire les consommateurs et met un frein aux ventes des autres enseignes traditionnelles. 

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