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Anti-grande gueule, enfance en HLM, basketteur... Qui est Bally Bagayoko, le nouveau maire LFI de Saint-Denis ?

Le candidat de La France insoumise a été élu au premier tour du scrutin municipal à Saint-Denis, en Île-de-France, avec 50,77% des suffrages. Avec sa voix calme et posée, il est connu pour être l'anti-grande gueule des insoumis.

Bally Bagayoko, maire élu de La France Insoumise (LFI) à la mairie de Saint-Denis, pose lors d'une séance photo à Paris, le 11 décembre 2025.

Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP

Bally Bagayoko : le nouveau maire Insoumis de Saint-Denis, l'anti grande gueule

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Bally Bagayoko : le nouveau maire Insoumis de Saint-Denis, l'anti grande gueule

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Agnès Bonfillon - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Il pourra formellement s'asseoir dans le fauteuil de maire de Saint-Denis (93) ce samedi 21 mars. Fraîchement élu dans la deuxième commune la plus peuplée d'Île-de-France, Bally Bagayoko fait la fierté de LFI. L'homme de 52 ans est l'anti-grande gueule des insoumis et fait la fierté de LFI.

Après une première candidature en 2020, il permet cette fois au parti de Jean-Luc Mélenchon de diriger une ville de 150.000 habitants. "C'est une performance exceptionnelle qui est inédite, là où toutes celles et ceux qui avaient douté de notre détermination se sont trompés", réagissait le nouvel élu sur LCI le soir de sa victoire

Grand, mince, et très souvent en costume sombre et cravate rouge, Bally Bagayoko explique que Saint-Denis est la capitale de l'insoumission : "Elle représente, en fin de compte, tout ce que l'extrême droite déteste", a-t-il déclaré. 

Ancien de la RATP et basketteur

Le maire connaît la cité des Rois par cœur. Fils de parents maliens, il y a grandi en HLM. Le père de quatre enfants dit y avoir vécu une enfance heureuse. Après des études de géopolitique à l'Université Paris 8, il est devenu cadre à la RATP.

L'autre pilier dans sa vie, c'est le basket, que Bally Bagayoko a longtemps pratiqué en semi-professionnel. Toujours entraîneur dans le club local, on l'a beaucoup aperçu en train de marquer des paniers dans ses clips de campagne.

Son engagement associatif et sportif lui ouvre les portes de la mairie. Sans être encarté, il est élu sur la liste communiste en 2001. Devenu conseiller municipal, adjoint et même vice-président du conseil général, il est ancré dans la vie politique locale.

Un calme olympien qui diffère de LFI

Quand on l'entend parler, l'élu de 52 ans n'a pas vraiment le "style France Insoumise". Là où Jean-Luc Mélenchon élève la voix et où Mathilde Panot ferraille, Bally Bagayoko s'exprime de façon calme et posée. 

Un self-control à toute épreuve, y compris face aux journalistes : "C'est une question complètement irresponsable, mais je vais vous répondre, parce que je ne pense pas que vous auriez posé ce type de question à Mathieu Hanotin, par exemple, qui a été élu en 2020", avait répondu l'élu, interrogé par BFMTV le 17 mars au sujet d'accusations de lien avec le narcotrafic. 

Membre de LFI depuis 2018, il partage la ligne du parti sur la question des violences policières : "Nous ne sommes pas du tout opposés à la question de la police municipale. C'est une nécessité. En revanche, tous les policiers municipaux qui aujourd'hui dysfonctionnent parce qu'ils se comportent comme des cow-boys n'ont pas leur place dans la police municipale", a-t-il déclaré dans une interview au média en ligne Le Dédal.

Bally Bagayoko installera son conseil municipal ce samedi 21 mars, comme de très nombreux autres maires gagnants au premier tour. Son élection a été commentée par la presse africaine, qui y voit un symbole important. Le média spécialisé Financial Afrik s'interroge même sur "un Obama français en devenir".

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