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Un conseiller de Jean-Michel Aulas visé par une plainte pour viol : la présidente de la métropole de Lyon demande à son vice-président de se retirer

La présidente LR de la Métropole de Lyon Véronique Sarselli a annoncé jeudi 11 juin avoir demandé à son vice-président Jean-Michel Aulas de se mettre en retrait de l'institution après la plainte pour viol visant son directeur de campagne lors des élections municipales.

Jean-Michel Aulas lors de l'inauguration de son quartier général de campagne pour les élections municipales de 2026 à Lyon, le 25 novembre 2025.

Crédit : ARNAUD FINISTRE / AFP

AFP & Juliette Vignaud

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L'ex-directeur de la communication pour la campagne de Jean-Michel Aulas aux élections municipales à Lyon est visé par une plainte pour viol. Celle-ci a été déposée le 13 mai par une ancienne membre de l'équipe de campagne du candidat, a appris l'AFP mercredi 10 juin, confirmant une information de BFM Lyon. 

En raison de cette plainte, la présidente LR de la Métropole de Lyon Véronique Sarselli a annoncé jeudi 11 juin avoir demandé à son vice-président Jean-Michel Aulas de se mettre en retrait de l'institution. 

Dans un communiqué, elle explique avoir rencontré dans la matinée l'ancien patron de l'OL et candidat malheureux à la mairie de Lyon et deux de ses proches également élus, auxquels la victime présumée s'était confiée en février. "Je leur ai demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives de la Métropole de Lyon, en respect de la victime présumée et de l'institution qu'ils représentent", a-t-elle ajouté.

"Elle n'a pas voulu porter plainte", affirme Aulas

Selon l'avocat de la plaignante Jean-François Barre, la jeune militante de l'équipe de campagne affirme qu'elle a été abusée par soumission chimique, au cours d'une soirée début janvier à Lyon. Elle dit avoir signalé les faits un mois après, auprès de Jean-Michel Aulas et de son proche entourage, comprenant Laure Cédat et Emmanuel Imberton, deux de ses colistiers représentant la société civile, et élus depuis à la Métropole de Lyon. 

Ce que l'ancien président de l'Olympique lyonnais a confirmé à l'AFP. Il affirme également avoir demandé à la jeune militante quelle suite elle souhaitait donner à l'affaire. "Elle ne voulait plus le croiser, elle n'a pas voulu porter plainte, j'étais décidé à lui apporter tout mon soutien dans le choix qui était le sien", a affirmé à l'AFP l'ancien candidat. 

L'ex-patron de l'OL assure avoir convoqué son directeur de communication qui lui aurait indiqué, selon lui, avoir eu une relation "consentie" avec la jeune femme. Il dit l'avoir alors écarté des locaux de campagne, sans pour autant mettre fin à ses fonctions. De son côté, l'intéressé "conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions", a déclaré son avocate Cosima Ouhioun dans un communiqué à l'AFP. 

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