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"Traverser la rue" : les maires se moquent gentiment d'Emmanuel Macron, il répond

VIDÉO - Lors du lancement du grand débat, mardi 15 janvier, le chef de l'État a regretté la caricature qui a pu être faite de cette phrase lancée à un jeune chômeur l'automne dernier, mais l'a assumée.

Emmanuel Macron le 15 janvier 2019 en Normandie lors du lancement du grand débat
Emmanuel Macron le 15 janvier 2019 en Normandie lors du lancement du grand débat
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
"Traverser la rue" : Emmanuel Macron revient sur sa petite phrase
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Eléanor Douet & AFP

Interpellé par des maires, Emmanuel Macron a défendu mardi 15 janvier sa petite phrase controversée de l'automne dernier où il avait assuré à un chômeur qu'il lui suffisait de "traverser la rue" pour "trouver un travail". Alors qu'il répondait à une question sur la mobilité en zone rurale, le chef de l'État a expliqué : "On a dit à nos concitoyens, tu veux un boulot, tu dois venir travailler dans la grande ville".

"Tu traverses la rue", l'ont interrompu ironiquement plusieurs des 600 maires réunis dans le gymnase de Grand Bourgtheroulde (Eure), déclenchant des rires dans l'assistance. "Moi, là ou j'habite, en traversant la rue, je peux vous dire on en trouve", du travail, a-t-il rétorqué sans se démonter, en allusion au quartier huppé autour de l'Élysée.

"Parfois on fait des caricatures, en pensant que ce qu'on dit un moment à quelqu'un, de bonne foi, ce serait un message vers tous les Français, a-t-il regretté. "On est au temps du numérique, de l'info en continu, je suis comme ça je ne changerai pas", a-t-il tranché.

Une petite phrase restée dans les mémoires

Cette petite phrase, qu'il a lancée à un jeune chômeur dans les jardins de l'Elysée en septembre, pour le pousser à chercher du travail dans les cafés-restaurants environnants, a très souvent été citée par ses opposants et par les "gilets jaunes" comme exemple d'une déconnexion avec la réalité du chômage.

Le chef de l'État a déclenché une nouvelle salve de critiques des oppositions mardi après avoir déclaré, peu avant le lancement du grand débat: "Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent". 

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