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François Hollande égratigne Emmanuel Macron dans son nouveau livre

"Les Leçons du pouvoir", le livre de François Hollande sort mercredi 11 avril. L'ancien président de la République revient sur sa relation avec Emmanuel Macron, mais donne aussi sa définition de l'ancien monde.

François Hollande, le 15 septembre 2017
François Hollande, le 15 septembre 2017
Crédit : Jacques Witt / Sipa/SIPA
Les premiers extraits du livre de François Hollande
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Marie-Pierre Haddad

François Hollande nous dévoile Les leçons du pouvoir. Dans son livre qui sort mercredi 11 avril, l'ancien président de la République fait le bilan de son action à la tête du pays. Dans Le Parisien, il confiait l'avoir écrit en trois mois. Ses proches comme l'ancien ministre Michel Sapin et son ancien conseiller en communication Gaspard Gantzer étaient dans la confidence. 

Ironie du calendrier, le livre de François Hollande sort au moment où Emmanuel Macron vit une semaine décisive de son quinquennat. En effet, l'actuel président de la République s'exprimera à deux reprises, une première fois, jeudi au Journal Télévisé de TF1 et une autre fois, dimanche sur le plateau de BFMTV. 

Entre regrets politiques, bilan mais aussi perspectives d'avenir, l'ancien chef de l'État s'est livré à un exercice d'introspection. 

Le SMS de Macron à Hollande

Selon des informations du Figaro, François Hollande revient sur le cas Macron, longtemps décrit comme étant le protégé de l'ancien président de la République. Celui qui est à l'époque ministre de l'Économie avait organisé le premier meeting de son parti En Marche, à la Mutualité. Beaucoup de membres du gouvernement avaient jugé que cet événement n'était pas compatible avec son poste à Bercy et plus généralement au sein du gouvernement. 

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François Hollande raconte avoir envoyé un texto à Emmanuel Macron : "Je l'exhorte à démentir au plus vite la rumeur. Sa réponse est nette : il n'y aurait que 'de la malveillance. Mes soutiens diront demain que le 12 (juillet 2016 ndlr) ne sert ni à démissionner, ni à annoncer ma candidature. Grotesque. Bises", rapporte Le Figaro.

Mais la réalité sera différente. "À la mutualité, en présence d'une foule qui scande des 'Macron président :', il s'écrie : 'Plus rien n'arrêtera le mouvement de l'espoir. Nous le porterons ensemble jusqu'en 2017 et jusqu'à la victoire !' Le doute n'est plus permis, même s'il m'assure, imperturbable, qu'il n'a pas 'personnalisé' la victoire, laquelle pourrait donc être la mienne. Toujours cette façon de nier l'évidence avec un sourire", écrit l'ancien chef de l'État. 

Je comprends ce jour là qu'Emmanuel Macron ne s'inscrit pas dans l'histoire de la gauche

François Hollande

François Hollande revient aussi sur un face-à-face avec Emmanuel Macron quand celui-ci vient l'informer de sa démission du gouvernement, le 30 août 2016. "Il m'annonce qu'il veut retrouver sa liberté. Je lui demande ce qu'il fera si je me déclare. Il entre dans un développement emberlificoté sur une 'offre politique' qui exprime bien plus la gêne que l'ambiguïté. Sa non-réponse en est une. Qu'a-t-il à perdre ? Je comprends ce jour là qu'Emmanuel Macron ne s'inscrit pas dans l'histoire de la gauche, pas davantage dans celle de la social-démocratie, ni même dans une recomposition qui pourrait préfigurer une coalition progressiste. Il est à son compte. Il a créé une entreprise ; il entend la mener le plus loin possible", cite le journal.

L'ancien monde "a de l'avenir"

En réponse aux critiques faites par Emmanuel Macron à l'encontre de "l'ancien monde", François Hollande explique : "Je sais d'où je viens, à quelle histoire j'appartiens et quelles valeurs je défends. D'autres croient que dans le ciel ne luit qu'une seule étoile, la leur, que tout est affaire de chances et de circonstances et qu'ils ne sont liés à rien ni personne. J'ai toujours admis la compétition politique". 

Et d'ajouter : "Mais je pense qu'elle doit se livrer au grand jour et s'assumer franchement. Convenons que ce ne fut pas le cas. Président, j'ai été celui de tous les Français mais je n'ai cessé de me situer dans un camp, celui du progrès. C'est ce qui a été appelé 'l'ancien monde'. C'est le mien. Il a de l'avenir".

La déchéance de nationalité, "tel est mon regret"

La déchéance de nationalité, un regret. L'ancien président de la République l'avait déjà évoqué sous ces termes à plusieurs reprises, depuis la fin de son mandat. Mais encore une fois, il tient à le souligner : "Tel est mon regret : avoir sous-estimé l'impact émotionnel de la déchéance de nationalité. (...) Aujourd'hui encore, je suis sûr que notre démarche ne menaçait en rien les libertés publiques, pas plus que les principes d'égalité entre les citoyens. Mais en démocratie, il ne suffit pas d'avoir raison, il faut aussi convaincre".

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