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Sexisme et harcèlement à l'Assemblée : des députés exigent "des décisions rapides"

26 députés ont écrit à Richard Ferrand pour que les "violences" et le harcèlement sexuel et sexiste "cessent" au sein du Palais Bourbon.

L'Assemblée nationale.
L'Assemblée nationale. Crédit : GERARD JULIEN / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et AFP

Des "décisions rapides". Des députés issus des huit groupes politiques représentés à l'Assemblée nationale ont adressé, mardi 2 avril, un courrier au président Richard Ferrand pour "lutter contre les violences sexistes et sexuelles" au Palais Bourbon

Dans ce courrier, obtenu par l'AFP, et dont le premier signataire est l'ex-LaREM Matthieu Orphelin, 26 élus apportent leur soutien au collectif "Chair collaboratrice", qui a dénoncé fin mars, chiffres à l'appui, la persistance du harcèlement sexiste et sexuel à l'Assemblée

"Ces violences doivent cesser", dénonce le collectif. Il avait adressé un questionnaire aux collaborateurs, montrant des résultats "glaçants", selon les élus. Ils disent soutenir "sans réserve" les propositions du collectif. 

Vers la mise en place de formations obligatoires ?

Concrètement, ce collectif propose le "gel de la clause de loyauté", qui empêche un collaborateur de nuire à son employeur en cas de dénonciation de situation de harcèlement. Mais aussi la "mise en place d'une cellule d'écoute indépendante" à l'Assemblée et la "possibilité de saisine du procureur par cette cellule dès accord de la victime"

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Les signataires du courrier estiment aussi que d'autres actions pourraient être mises en place comme des formations obligatoires pour les élus, délivrées par les groupes politiques. 

"Accepteriez-vous de mettre ce sujet à l'ordre du jour d'une prochaine réunion du bureau de l'Assemblée nationale, pour que des décisions rapides soient prises ?", demandent-ils à Richard Ferrand

Un dispositif de prévention "insuffisant"

La déontologue de l'Assemblée, qui doit être auditionnée, ce mercredi 3 avril, par le groupe de travail sur le statut des collaborateurs, avait elle-même préconisé en janvier la création d'une cellule d'écoute, jugeant "insuffisant" le dispositif de prévention et de lutte contre le harcèlement moral et sexuel

Parmi les signataires du courrier figurent les LaREM Guillaume Chiche et Claire Pitollat, Erwan Balanant (MoDem), Robin Reda (LR), Agnès Firmin Le Bodo (UDI-Agir), Sylvie Tolmont (PS), Elsa Faucillon (PCF), Danièle Obono (FI) ou encore Bertrand Pancher (Libertés et Territoires), et des non-inscrits comme Delphine Batho.

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