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Scandale du périscolaire à Paris : sur RTL, Dati charge Grégoire "responsable de tout" et promet des recrutements d'animateurs avec des "contrôles a priori"

La candidate de la droite à la mairie de Paris a vivement critiqué son rival Emmanuel Grégoire sur RTL, ce jeudi 19 mars, le tenant pour responsable du scandale du périscolaire. Rachida Dati promet le recrutement d'animateurs et des contrôles renforcés.

Rachida Dati est l'invitée de RTL le 19 mars 2026

Crédit : RTL

Rachida Dati assure qu'il n'y a "pas d'accord" avec Sarah Knafo pour les municipales à Paris

00:11:25

Rachida Dati assure qu'il n'y a "pas d'accord" avec Sarah Knafo pour les municipales à Paris

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Thomas Sotto & Jérémy Descours

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À trois jours du second tour des municipales, Rachida Dati était l'invitée de RTL Matin ce jeudi 19 mars. Dimanche 15 mars 2026, la candidate Les Républicains (soutenue par le MoDem, Horizons et l'UDI) à la mairie de Paris est arrivée en deuxième position avec 25,46% des voix, derrière le socialiste Emmanuel Grégoire (37,98%).

Sur RTL, ce jeudi Rachida Dati, qui a fusionné sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel, a de nouveau évoqué le scandale du périscolaire dans la capitale, thème qui enflamme la campagne ces derniers jours. Ce dossier porte sur une série de violences et de dysfonctionnements dans le périscolaire parisien, notamment des cas de violences, parfois sexuelles, impliquant des animateurs dans plusieurs écoles.

La maire (réélue) du 7e arrondissement a assuré que, si elle était élue maire de Paris, elle et son équipe seraient opérationnels dès le lendemain. "Ma première priorité sera le périscolaire, qui constitue le plus grand scandale sexuel et pédocriminel dans les écoles parisiennes", a-t-elle martelé. Critiquant son adversaire, elle a poursuivi : "Emmanuel Grégoire prétend ne pas être responsable, alors qu'il est responsable de tout".

La candidate dénonce une "omerta"

Rachida Dati a rappelé que les problèmes dans le périscolaire parisien remontent à plusieurs années. L'ancienne ministre de la Culture a expliqué que, dès 2015, elle et son groupe avaient saisi Emmanuel Grégoire, alors chargé des ressources humaines et du recrutement des animateurs scolaires.

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"Jean‑Pierre Lecoq dit qu'il y a des dysfonctionnements. Il y a des suspicions de maltraitance et d'agression sexuelle sur des enfants. Et Emmanuel Grégoire nous répond : 'Tous les contrôles ont été faits, il n'y a rien à voir'. Nous le ressaisissons chaque année, demandons une inspection... et le rapport a été enterré pendant des années", assure la candidate. 

Pour elle, il y a eu une volonté de ne rien faire et de minimiser la gravité des faits : "Il dit encore récemment que nous sommes dans la moyenne nationale des agressions sexuelles. Ce sont des agressions et des viols sur des enfants d'école maternelle. Ce n'est pas un vol de portable. Cet omerta, ce silence médiatique et politique, est honteux et scandaleux".

Elle dénonce également l'absence de suivi pour les familles et les animateurs : "Les familles sont totalement désemparées. Nous ne connaissons pas le nombre d'enfants victimes. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu des animateurs déplacés ou suspendus. Il n'y a pas eu de procédure."

Des mesures "immédiates"

Interrogée sur son action si elle était élue, Rachida Dati a assuré que son premier objectif serait de restaurer la confiance des parents : "Dès le lendemain, avec mes adjoints, nous recevons toutes les familles qui n'ont pas été entendues et nous les accompagnons dans les procédures". 

Elle détaille ses mesures concrètes : identification du nombre d'enfants victimes, fin des contrats pour tous les animateurs suspendus ou déplacés, et recrutement avec contrôles stricts et diplômes validés. "Aujourd'hui, sur 14.000 animateurs et 11.000 vacataires, beaucoup sont précaires et non professionnels. Les contrôles doivent être faits a priori, et ensuite inopinément, comme dans l'éducation nationale".

Rachida Dati conclut que l'activité périscolaire est actuellement morcelée et nécessite une réforme immédiate pour garantir sécurité et professionnalisme dans toutes les écoles parisiennes. "Ils seront animateurs dans le périscolaire le mercredi, puisque je mets fin à ce morcellement. Je fais une journée entière de périscolaire pour avoir un périscolaire de qualité, avec des animateurs formés et contrôlés. Ces animateurs, le restant de la semaine, pour avoir une école aussi inclusive, seront des AESH, comme ça, ils auront un emploi à temps plein."

Rachida Dati a précisé que 25 millions d'euros seront "sur la table pour recruter des animateurs scolaires", auxquels elle attribuera un "statut".

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