1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Salah Abdeslam : "On ne veut pas qu'il meure en prison", justifie Gérard Collomb
1 min de lecture

Salah Abdeslam : "On ne veut pas qu'il meure en prison", justifie Gérard Collomb

LE GRAND JURY - Le ministre de l'Intérieur approuve l'allègement des conditions de détention de Salah Abdeslam. Il craint une dégradation de sa santé mentale et veut l'amener jusqu'au procès.

Gérard Collomb était l'invité du "Grand Jury", le 17 septembre 2017
Gérard Collomb était l'invité du "Grand Jury", le 17 septembre 2017
Crédit : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS
Gérard Collomb était l'invité du Grand Jury
54:20
Sarah Ugolini

"On veut qu'il puisse témoigner à son procès et donc que d'ici son procès, il ne meure pas en prison". Ce sont les mots du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI du dimanche 17 septembre, après l'annonce de l'assouplissement des conditions de détention drastiques de Salah Abdeslam, seul membre vivant des commandos du 13 novembre. Le Belge de 28 ans, incarcéré depuis avril 2016 à l'isolement dans la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, a engendré "des craintes liées à sa santé", a confirmé la garde des Sceaux Nicole Belloubet.

Une décision que semble valider le ministre de l'Intérieur qui assure dans cette affaire : "L'amener dans un état qui lui permette de témoigner est tout à fait essentiel". Gérard Collomb met en exergue la difficulté de de ses conditions de détention. "Il a des mesures qui sont d'un extrême dureté parce qu'effectivement, on le surveille 24 heures sur 24. Il avait des fenêtres vitrées", détaille-t-il.

À l'instar de l'administration pénitentiaire, le ministre de l'Intérieur explique que "l'état psychologique [de Salah Abdeslam] est en train de se détériorer. Face aux détracteurs, Gérard Collomb fait savoir qu'il ne veut pas "quelqu'un qui puisse jouer la folie devant ses victimes. On veut qu'il puisse les regarder et qu'elles elles puissent le regarder et lui dire que c'est un monstre, que ce qu'il a fait, c'était monstrueux. Moi je pense que ceux dont on doit s'occuper en priorité, c'est d'abord évidemment les victimes dans ce genre de problématique." 

Salah Abdeslam étant quelqu'un de vulnérable, il pourrait donc subir facilement une décompensation déclenchée par ses conditions d'incarcération. L'isolement présente des risques pour quelqu'un de fragile et peut également accentuer sa radicalité. "Je crois que l'amener dans un état qui lui permette de témoigner est tout à fait essentiel". 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/