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Emmanuel Grégoire, candidat du Parti socialiste (PS) à la mairie de Paris, prononce un discours après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales françaises de 2026, le 15 mars 2026
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
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Les électeurs ont fait leur choix à Paris. Emmanuel Grégoire est arrivé largement en tête du second tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars, succédant ainsi à Anne Hidalgo. Soutenue par les Écologistes et les communistes, la liste du candidat socialiste a obtenu 51% des voix, selon notre estimation Toluna Harris Interactive pour RTL/M6. Représentante de la droite, et alliée avec le centre et les macronistes, Rachida Dati obtient 39,5% des suffrages. En troisième position arrive l'Insoumise Sophia Chikirou (9,5%).
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Au premier tour, le candidat de la gauche était déjà arrivé en tête du scrutin avec 37,98% des voix. Sa rivale Rachida Dati avait obtenu 25,46%, contre 11,72% pour Sophia Chikirou. Deux autres candidats s'étaient qualifiés pour le second tour : Pierre-Yves Bournazel au centre-droit et Sarah Knafo (Reconquête). Les deux se sont finalement désistés au profit de Rachida Dati. Le premier, candidat soutenu par Horizons et Renaissance, a fusionné sa liste avec l'ex-ministre de la Culture, sans pour autant l'intégrer et a dans la foulée quitté la vie politique parisienne.
Sarah Knafo, de son côté, a tendu la main à Rachida Dati, sans succès, avant de se retirer en appelant ses électeurs à "chasser la gauche" de l'hôtel de ville. L'insoumise Sophia Chikirou avait, elle, tenté une alliance à gauche, répétant des appels du pied à Emmanuel Grégoire, qui les a refusés.
La campagne parisienne a été émaillée de multiples tensions, cristallisées en partie sur les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire. Rachida Dati n'a cessé de répéter qu'Emmanuel Grégoire, qu'elle juge responsable du "plus grand scandale sexuel sur des enfants", serait "convoqué par la justice après les municipales". Sophia Chikirou l'a accusé d'avoir "ignoré les alertes des syndicats et des animateurs". L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo s'est de son côté engagé à "tout revoir, tout changer", assurant faire de ce sujet une "priorité absolue".
Lors du débat de l'entre-deux-tours, Emmanuel Grégoire, qui a semblé être pris en étau entre Sophia Chikirou et Rachida Dati, n'a cessé de répéter qu'il n'avait qu'"une seule adversaire", la candidate LR, considérant l'insoumise comme sa "concurrente". Il a également affirmé que l'ancienne ministre de la Culture ne pourrait pas être élue sans le "soutien explicite" de l'extrême droite parisienne et morale. Alors que la cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen a appelé à "faire barrage" à Emmanuel Grégoire, ce dernier a cinglé : "L'extrême droite nationale à trouvé sa candidate à Paris."
L'élu PS a également accusé Emmanuel Macron d'être "intervenu" pour "aider au retrait" de Sarah Knafo, s'attirant des démentis cinglants des intéressés, étrillant "déshonneur" et "complotisme".
La droite espérait avec ce scrutin reprendre Paris, perdu depuis 25 ans. L'hôtel de ville est aux mains du PS depuis 2001. Après les mandats de Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo est devenue la première maire de la capitale, aux 2 millions d'habitants, en 2014, avant d'être réélue en 2020. La maire sortante l'avait largement emporté (49,3%) devant sa rivale Rachida Dati (31,7%) et l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn (13,7%).
Les douze années de mandat d'Anne Hidalgo se sont traduites par une accélération de la végétalisation, de la piétonnisation et le développement de pistes cyclables (1.500 km de linéaires). Concernant les logements, les loyers n'ont cessé de grimper tandis que l'offre locative s'est raréfiée avec près d'un logement sur cinq vacant.
En 2025, 71% des Parisiens se disaient mécontents du bilan d'Anne Hidalgo sur la propreté. A droite comme à l'extrême droite, les candidats veulent privatiser la collecte des déchets, estimant que le privé - déjà en charge dans la moitié des arrondissements - ferait mieux que le public.
Cette année, les modalités du scrutin étaient inédites : les Parisiens ont glissé deux bulletins dans l'urne ce dimanche 15 mars. Chaque électeur a voté d'abord pour le conseil d'arrondissement puis pour le conseil municipal, à savoir les 163 conseillers de Paris, qui à leur tour choisiront le ou la maire le 29 mars. Un changement majeur depuis la réforme de la loi dite "PLM", qui a fait évoluer les scrutins de Paris, Lyon et Marseille.
Auparavant, les électeurs des trois villes les plus peuplées de France choisissaient des conseillers d'arrondissement ou de secteur. Les élus du haut de la liste siégeaient ensuite à la fois dans ces organes et au conseil municipal. Ce dernier était ensuite chargé de désigner le maire. Mais ce dispositif pouvait créer des surprises électorales.
Qui deviendra maire de votre commune ? Tous les résultats du second tour des élections municipales 2026 sur notre plateforme RTL / M6 info.
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