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Des isoloirs (illustration)
Crédit : THEO ROUBY / AFP
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Nouvelles règles pour les Parisiens, Lyonnais et Marseillais. Avec la réforme de la loi "PLM", les électeurs des trois plus grandes métropoles de France voient le mode de scrutin évoluer pour ces élections municipales des dimanches 15 et 22 mars, et avec lui leur façon de voter pour élire celui ou celle qui prendra la tête de l'Hôtel de ville.
Jusqu'à présent, ces villes suivaient un fonctionnement différent des autres municipalités. Les électeurs élisaient jusqu'ici des conseillers d'arrondissement ou de secteur. Ces conseillers élisaient ensuite en leur sein des représentants, formant le conseil municipal - à Lyon et Marseille - ou le Conseil de Paris. Ensuite, ce dernier était chargé d'élire le maire de la ville.
Mais ce dispositif en vigueur depuis 1982 pouvait créer des surprises électorales. Par exemple, en 1983, Gaston Deferre avait été élu à Marseille en l'emportant dans une majorité de secteurs, mais sans obtenir la majorité des voix à l'échelle de la commune.
Dorénavant et cela dès le premier tour le 15 mars 2026, les habitants de Paris, Lyon et Marseille voteront simultanément pour des conseillers d'arrondissements ou de secteur, mais aussi pour des conseillers municipaux qui éliront directement le ou la futur(e) maire. Concrètement, cela signifie qu'il sera nécessaire de récupérer deux bulletins de vote distincts, dans le bureau de vote et autant d'enveloppes à glisser dans l'urne.
À Paris, les électeurs débuteront leur parcours de vote par leur arrondissement. Ils prendront une enveloppe bleue et au moins deux bulletins de vote, avant de passer par un premier isoloir et de voter pour le conseil d'arrondissement. Ils prendront ensuite une enveloppe beige, et toujours au moins deux bulletins de vote, pour passer par un second isoloir et voter pour le Conseil de Paris, dans une seconde urne.
À Marseille, même principe : une première urne sera dédiée à l'élection des conseillers municipaux qui éliront ensuite le maire de Marseille et une seconde consacrée à l'élection des représentants de secteur qui éliront le maire de secteur.
Exception dans l'exception, les Lyonnais éliront aussi les conseillers de la métropole de Lyon, entité créée en 2015 reprenant les compétences du département au niveau de l'agglomération. Il y aura donc un premier bulletin de vote pour les conseils municipaux, un deuxième pour les conseillers d'arrondissement et un troisième pour le Conseil de la métropole.
Cette réforme du mode de scrutin représente un défi logistique, notamment pour Lyon. "On n'aura pas une ni deux, mais trois élections à mener le même jour, ce qui fait qu'on multiplie tout par trois, le nombre de bureaux de vote, de présidents et d'assesseurs, d'isoloirs, d'espaces, de salles pour accueillir tout ça", explique à l'AFP Benjamin Durand, le directeur général des services de la mairie du 7e. "C'est un vrai défi logistique parce que tout multiplier par trois, on ne l'avait jamais fait".
Autre conséquence de la réforme de la loi "Paris, Lyon, Marseille" : la prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête n'est plus fixée à 50%, mais à 25%. Dans un second tour extrêmement serré avec 4 ou 5 listes qualifiées, cela signifierait que la liste en tête n'aurait pas la majorité absolue au conseil municipal si elle n'obtenait pas au moins 33% des voix. En revanche, pour les conseillers d'arrondissement, la prime majoritaire reste de 50%.
Les candidats déclarés aux élections municipales à Paris sont Pierre-Yves Bournazel (Horizons, soutenu par Renaissance), Blandine Chauvel (Le Nouveau Parti Anticapitaliste), Sophia Chikirou (La France insoumise), Rachida Dati (Les Républicains, soutenue par le Modem et l'UDI), Emmanuel Grégoire (Union de la gauche), Sarah Knafo (Reconquête) et Thierry Mariani (Rassemblement national), Marielle Saulnier (Lutte ouvrière).
Les candidats déclarés aux élections municipales à Lyon sont Jean-Michel Aulas (Divers droite, soutenu par Les Républicains, Renaissance, Modem, Horizons, UDI et Les Centristes), Anaïs Belouassa-Cherifi (La France insoumise), Grégory Doucet (Les Écologistes soutenu par le Parti socialiste et le Parti communiste), Alexandre Humbert-Dupalais (Rassemblement national, soutenu par l'UDR), Georges Képénékian (Divers centre), Raphaëlle Mizony (NPA) et Nathalie Perrin-Gilbert (Divers gauche, soutenue par le Parti radical de gauche).
Les candidats déclarés aux élections municipales à Marseille sont Franck Allisio (Rassemblement national), Rémy Bazzali (Lutte ouvrière), Erwan Davoux (Divers droite), Sébastien Delogu (La France insoumise), Victor-Hugo Espinosa (Divers écologiste), Benoît Payan (Divers gauche soutenu par le Parti socialiste, les Écologiste et le Parti communiste) et Martine Vassal (Les Républicains soutenue par Renaissance, Horizons et UDI).
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