2 min de lecture La République En Marche

REM : "On a tout fait pour qu'ils nous écoutent", dit le porte-parole de La Démocratie En Marche

RÉACTION - Rémi Bouton, le porte-parole de La Démocratie En Marche, regrette qu'il n'y ait "pas de place pour les adhérents" dans le mode de fonctionnement de REM.

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REM : "On a tout fait pour qu'ils nous écoutent", dit le porte-parole de La Démocratie En Marche Crédit Image : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP | Crédit Média : Cindy Hubert | Durée : | Date : La page de l'émission
Cindy Hubert et Marie-Pierre Haddad

La justice s'est prononcée mardi 1er août sur les statuts de la République En Marche. Ces derniers sont contestés par des militants qui protestent contre un manque de démocratie. Ils disaient s'appuyer sur un vice de forme et réclamaient l'annulation du vote des adhérents. Ses statuts créent un "Conseil", sorte de Parlement du parti, composé pour un quart de militants, tirés au sort, et pour le reste de députés, sénateurs et élus locaux désignés et non élus. Finalement, la consultation va être prolongée pendant 15 jours, mais le tribunal de Grande Instance de Créteil valide ce vote. C'est un échec pour ces militants réfractaires. 

Concrètement, cela veut dire que rien n'oblige le parti fondé par Emmanuel Macron à revoir sa copie, les statuts devraient rester les mêmes. Selon Rémi Bouton, porte-parole du collectif La Démocratie En Marche, ils ne laissent aucun place pour les 370.000 adhérents

Un collectif d'une trentaine d'adhérents

Au micro de RTL, il explique : "Du jour où ils ont voté pour les statuts, ils ne peuvent plus voter avant trois ans, lors de convention triennal dont l'ordre du jour est fixé par le bureau exécutif. L'adhérent n'a aucun moyen d'intervenir sur la vie de son parti. Fondamentalement, ce n'est pas démocratique. On a tout fait pour qu'ils nous écoutent. Une minorité peut avoir raison". Le porte-parole fait référence aux propos tenus par Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement dans les colonnes du Parisien. "Sur 370.000 personnes, 30 ont fait un recours. Ce sont trente adhérents qui ne sont pas représentatifs du mouvement, qui pour certains d'entre eux n'ont pas eu l'investiture pour être candidat aux législatives. Est-ce que cela doit être pris comme le révélateur d'un problème à REM ? Non". 

Nous sommes là pour alerter REM sur le fait que ça ne peut pas marcher comme ça

Rémi Bouton, porte-parole de La Démocratie En Marche
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Mais Rémi Bouton souhaite jouer l'apaisement : "Nous ne sommes pas là pour les contraindre, mais on est juste là pour les alerter sur le fait que ça ne peut pas marcher comme ça. On est dans une approche bienveillante et on ne pense pas que les dirigeants du mouvement sont aigris". Cependant, le porte-parole confie ne pas avoir de relation avec eux et "ne pas les connaître". Mais ces macronistes continuent de jurer fidélité au parti et à Emmanuel Macron, tout en continuant à faire entendre. Le collectif réclame un grand débat dans les dans les comités locaux sur l'avenir du mouvement La République En Marche. Plusieurs mois de consultation seront nécessaire dès la rentrée. Quant à la décision de justice, La Démocratie En Marche explique qu'elle ne fera pas appel de la décision du Tribunal de Grande Instance de Créteil. "Nous sommes des lanceurs d'alerte. On a fait le job", conclut Rémi Bouton.

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