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Radicalisation dans les services publics : des "zones d'ombres" persistent

INVITÉ RTL - Le député de Les Républicains Éric Diard explique que depuis les attentats de 2015, les services publics ont décidé "de ne plus fermer les yeux". Mais selon lui, il y a encore des "zones d'ombre".

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Radicalisation dans les services publics : des "zones d'ombres" persistent Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Elizabeth Martichoux et Marie-Pierre Haddad

Selon un rapport parlementaire publié ce mercredi 26 juin, les services publics, notamment les secteurs cruciaux de la sécurité et de l'éducation, sont peu touchés par la radicalisation mais la menace persiste et des progrès restent à faire dans les prisons, la santé ou les transports. 

Dans un pays marqué par les attentats et le départ de plus de 1.500 personnes en Irak et en Syrie ces dernières années, les deux députés rapporteurs de ce texte, Éric Poulliat (LaREM, Gironde) et Éric Diard (LR, Bouches-du-Rhône) se veulent globalement rassurants tout en appelant à la vigilance. 

Invité à l'antenne de RTL, le député Les Républicains explique que "dans un service public, on se doit à la neutralité, donc le prosélytisme, les signes distinctifs trop importants sont à bannir (...) Je pense que les attentats de 2015 étaient une prise de conscience. Les services publics ont dit qu'il ne pouvaient plus fermer les yeux. L’Éducation nationale, il y a une problématique".

Les prisons et les transports

Le rapport, fruit d'entretiens menés depuis l'automne dernier avec des responsables de services publics. Il cite des proportions de cas soupçonnés (donc pas forcément avérés) "très faibles" : 0,05% dans l'armée de terre, 0,03% dans la marine et une trentaine de situations de suivies dans la police et la gendarmerie (sur un total de 130.000 gendarmes et 150.000 policiers). 

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Le rapport s'inquiète particulièrement des "zones d'ombre" persistantes dans la santé, l'université, les transports, la détention carcérale et le sport, faute de prévention, de détection ou d'une "prise de conscience" suffisantes.  

Le texte souligne tout particulièrement le niveau de radicalisation chez les détenus (plus de 500 incarcérés pour faits de terrorisme, plus de 1.100 signalés pour radicalisation), y compris chez les femmes, inquiétant dans un contexte de "surpopulation carcérale". Côté transports, à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, sur 80.000 personnes titulaires d'un badge d'accès aux zones "réservés", 80 personnes font l'objet d'un suivi régulier pour radicalisation et 29 d'un suivi ponctuel, note le rapport. 

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