2 min de lecture Immigration

Quelle est vraiment la position de Nicolas Sarkozy sur la question des réfugiés ?

REPLAY - Dans un entretien au Figaro, l'ancien président propose de créer un statut provisoire de "réfugiés de guerre".

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"On refait le monde" du jeudi 10 septembre 2015 - l'intégralité Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date :
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Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
Journaliste

On refait le monde avec :

- Sophie Pedder, correspondante à Paris de The Economist
- Éric Revel, ancien directeur de LCI
- Roland Cayrol, politologue
- Rokhya Diallo, membre du mouvement Européen contre le racisme


Alors que Nicolas Sarkozy proposait dans une interview au Figaro publiée ce jeudi 10 septembre de créer un statut provisoire de "réfugié de guerre" pour certains migrants arrivant en Europe, le Premier ministre Manuel Valls lui a fermement répliqué dans la journée que "le droit d'asile ne se découpe pas en tranche".

Soulignant que le droit d'asile est un droit universel, Éric Revel estime que cette proposition n'est pas une bonne idée. S'il y avait la création d'un statut pour les gens qui souffrent de la guerre qui durerait 10 ans, comme le préconise l'ancien chef de l'État, que se passerait-il à terme pour les familles qui se sont installées et fait leur vie en France ? Où le renvoyer alors que la géopolitique aura certainement évolué, comme c'est le cas de l'ex-Yougoslavie s'interroge-t-il.

Nicolas Sarkozy n'a pas encore une vraie position, au contraire d'Alain Juppé, de François Fillon ou de Nathalie Kosciusko-Morizet.

Roland Cayrol
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Pour Roland Cayrol, c'est tout bonnement infaisable. Ajoutez à çala proposition de centre de rétention en Bulgarie ou en Afrique du Nord, comme le président des Républicains l'a répété dans son entretien, c'est la preuve que Nicolas Sarkozy n'a pas encore vraiment pris sa position. "Il est pris entre deux feux". Confronté à une population politique encore hostile à l'accueil des réfugiés et la pression du FN, il a également décrété que les mots "humanisme" et "humanité" devaient être mis en avant.

Sophie Pedder rappelle ironiquement que le père de l'ancien président de la République est un ancien réfugié hongrois. Même son de cloche chez Rokhaya Diallo, qui souligne que son père a eu de la chance de ne pas avoir eu affaire à l'époque à des personnalités politiques comme lui, "sinon il ne serait pas resté bien loin du mur" que vient d'installer la Hongrie à sa frontière. Elle pointe par ailleurs des propositions farfelues, comme l'idée des centres de rétention ou encore la remise en cause de principes fondamentaux comme le droit du sol, qu'il envisage qu'il soit adapté. Pour elle, il reprend sa stratégie de 2012, qui consiste à rassurer la partie la plus dure de son électorat et d'aller draguer les électeurs du FN.

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