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Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, à Orléans, le 24 octobre 2026.
Crédit : ROMAIN PERROCHEAU / AFP
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Ça n'avait plus été le cas depuis longtemps : samedi 24 octobre, la gauche unie s'est donné rendez-vous à Orléans (Loiret), où le Rassemblement national tient son congrès annuel tout le week-end. Une contre-manifestation allant du Parti socialiste à La France insoumise, en passant par la CGT, pour marquer l'opposition de la gauche à la montée inexorable de l'extrême droite.
"Nous sommes là pour rappeler qu'il y a une forme de banalisation qui est inacceptable", a résumé Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, avant le lancement de la manifestation. Un peu plus tôt, lors d'une conférence de presse improvisée, le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, appelait "toutes celles et tous ceux qui peuvent venir à Orléans de le faire".
La manifestation, annoncée depuis plusieurs jours, intervient au lendemain de l'attentat raciste de Trappes (Yvelines), qui a fait un mort et cinq blessés, vendredi. Samedi, le rassemblement dans les rues orléanaises a donc eu un écho particulier, les différentes personnalités de gauche établissant "très clairement" un lien entre ce drame et le discours "haineux" du Rassemblement national.
"Cette violence, elle ne vient pas de nulle part", a souligné Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, pointant directement la responsabilité du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella. "Le Rassemblement national ne sera jamais un parti comme les autres", défend-elle.
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Pour Olivier Faure, "la stigmatisation des Français musulmans est réelle depuis longtemps". Le dirigeant du Parti socialiste déplore "un climat délétère, raciste et xénophobe". "On atteint une étape supplémentaire dans le danger auquel nous sommes confrontés en France aujourd'hui", lance même Bally Bagayoko.
Tous doutent de la sincérité de Marine Le Pen, qui, vendredi, a dénoncé "le mobile abject du racisme" à l'origine de l'attentat de Trappes.
Pour LFI, l'exécutif a une part de responsabilité dans la percée inédite du Rassemblement national en France. "Jamais l'extrême droite n'a été aussi haute que sur les deux quinquennats du président de la République, Emmanuel Macron", rappelle Bally Bagayoko. "Il n'a pas suffisamment agi", critique-t-il.
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Si toute la gauche est parvenue à se rassembler en ce samedi, La France insoumise espère tirer son épingle du jeu dans la perspective de la présidentielle. "Là où certains pensent que nous sommes condamnés à tomber dans les bras de l'extrême droite, nous disons très clairement : nous ne sommes pas condamnés, nous sommes la solution plus que le problème", a martelé Bally Bagayoko avant de s'élancer dans les rues d'Orléans.
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