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Emmanuel Macron à Bruxelles le 16 octobre 2026
Crédit : AFP
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Le "droit de manifester" doit s'accompagner du "respect", sans "insulter" ni "casser". Emmanuel Macron a appelé "au calme" depuis Bruxelles ce vendredi 16 octobre, à la veille de la mobilisation du 17 octobre marquée par une convergence annoncée des colères sociales, face à laquelle les autorités redoutent des débordements. Le chef de l'État a rappelé que le "droit de manifester" devait s'exercer dans le "respect des personnes et des biens", sans "insulter" ni "casser".
La "responsabilité" de manifester, "c'est d'être respectueux, d'organiser les cortèges, comme savent le faire les grandes formations politiques ou les syndicats. Le problème, c'est quand ils sont justement non organisés et qu'il y a des éléments qui sont là uniquement pour casser, pour créer du trouble. Et ça, c'est non", a-t-il ajouté.
Le président a par ailleurs redit son soutien à son gouvernement et aux forces de l'ordre. "Ce sont des moments qui sont très durs pour nos forces de l'ordre, qui sont confrontées à une extrême violence", a-t-il déclaré. "Nul ne s'engage dans la police ou la gendarmerie pour subir des assauts comme ceux qu'ils ont subis, par exemple, il y a quelques jours, de la part de gens qui ne connaissent que la violence et le désordre", a poursuivi le président.
Les autorités ont dans le même temps revu à la hausse leurs prévisions de participation. Environ 150.000 personnes pourraient manifester hors agglomération parisienne, contre 110.000 dans les précédentes estimations, auxquelles pourraient s'ajouter quelque 40.000 manifestants à Paris, selon une source policière.
Lycéens, Gilets jaunes, militants du climat ou encore syndicalistes appellent à faire converger leurs colères samedi. Environ 500 actions sont "envisagées" et plus de 90 manifestations sont "en cours de structuration", selon l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Le ministère anticipe toutefois des débordements, notamment à Paris et dans les grandes villes, avec la présence attendue de groupes d'ultragauche susceptibles, selon lui, de s'en prendre aux forces de l'ordre ou de commettre des dégradations. Les blocages d'axes structurants ou d'équipements jugés essentiels "ne seront pas tolérés".
Une forte mobilisation est notamment attendue à Toulouse, Marseille, Lyon, Nantes et Paris. Les estimations restent toutefois difficiles à affiner : peu de manifestations ont été déclarées et une carte participative diffusée sur les réseaux sociaux permet à chacun d'ajouter une action, sans garantie qu'elle ait effectivement lieu.
Les autorités redoutent notamment des violences urbaines et des pillages dans les centres-villes. L'inquiétude porte aussi sur la capacité du mouvement à se prolonger au-delà de la seule journée de samedi.
À Paris, la préfecture de police a renforcé son dispositif en interdisant les rassemblements non déclarés, de 7 heures à 22 heures, dans plusieurs secteurs sensibles, notamment autour de l'Élysée, de Matignon, des Champs-Élysées, de la Concorde et de plusieurs institutions et gares. Les itinéraires initialement prévus par certains cortèges ont également été refusés au profit d'un parcours entre République et Clichy. Les contrevenants s'exposent à une amende de 135 euros.
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