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"Quand les politiques vont mal, la presse sert de bouc émissaire", estime Benjamin Sportouch

ÉDITO - Pour Benjamin Sportouch, François Hollande paye ses erreurs de communication tout au long de son quinquennat.

Benjamin Sportouch
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"Quand les politiques vont mal, la presse sert de bouc émissaire", estime Benjamin Sportouch
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Benjamin Sportouch

Notre sondage Kantar Sofres - OnePoint pour RTL, LCI et Le Figaro, dévoilé mardi 25 octobre, montre un François Hollande de plus en plus affaibli, un président aux prises de parole de plus en plus rares. Une situation qui s'explique par ses confidences à Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans Un président ne devrait pas dire ça. "Par exemple, on attendait une nouvelle conférence de presse du chef de l'État. C'était l'un de ses engagements : une conférence de presse tous les six mois, la dernière en date remonte à plus d'un an : septembre 2015. Et bien cette promesse ne sera pas tenue. Un nouveau rendez-vous n'est pas du tout d'actualité, bien au contraire", explique Benjamin Sportouch. Le journaliste estime qu'après avoir discuté plus de 60 heures avec deux journalistes, il pourrait prendre le temps de parler 2 heures à 60 journalistes.

François Hollande serait-il traumatisé par ce livre ? "À entendre certains des soutiens qui lui restent, tout cela serait de la faute des auteurs du livre", explique Benjamin Sportouch. Confession du mitterrandien Jean Glavany ce matin. "On croit rêver, mais en fait c'est un procès récurrent : quand les politiques vont mal, la presse sert de bouc émissaire", juge-t-il, précisant que cette attitude révèle "le symptôme d'une fin de règne, d'une fébrilité". Mais ce genre de mauvaises excuses traduit aussi l'échec total de François Hollande en matière de communication.

Celui qui voulait être l'homme sans com' est devenu l'homme du trop de com'.

Benjamin Sportouch

Un échec qui s'explique par plusieurs raisons. "D'abord François Hollande a toujours été dans une ambiguïté : soit s'adapter à notre époque, aux chaînes d'information en continu soit imiter François Mitterrand, son modèle, en cultivant la rareté, la présence mesurée. François Hollande avait envie de copier son maître, mais il a été rattrapé par son temps et aussi par sa nature", juge Benjamin Sportouch.

"La deuxième raison de cet échec c'est sa méfiance vis à vis d'une communication organisée, planifiée. Peut-être le traumatisme de la défaite de Lionel Jospin qui avait été conseillé par des professionnels. Mais au final, celui qui voulait être l'homme sans com' est devenu l'homme du trop de com'. Et enfin, François Hollande pense au fond qu'il est le mieux placé pour parler de lui. Un péché d'orgueil que le pouvoir n'arrange pas".

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