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"Qu'ils parlent une bonne fois pour toutes": dans cette ville qui a voté comme la France en 2022, les électeurs s'impatientent face aux divisions de la droite pour 2027

À Bar-le-Duc (Meuse) - commune qui a quasiment voté comme la moyenne des Français en 2022 - les électeurs sont découragés face à la division du bloc central. Ils plaident pour un candidat unique, et vite.

Edouard Philippe et Gabriel Attal

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Thomas Despré & AFP

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Les candidats de la droite et du centre ont bien des difficultés à trouver un terrain d'entente pour 2027. Le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal, distancé dans les sondages par Édouard Philippe a estimé, ce lundi 2 novembre, une primaire de ce camp "inéluctable", malgré le refus du maire du Havre de se plier à l'exercice. 

Dans la Meuse, à Bar-le-Duc, commune qui a voté quasiment comme la moyenne des Français au premier tour en 2022, les habitants sont partagés quant à l'idée d'une primaire. Ce qu'ils veulent, c'est un candidat et vite. "Pour moi c'est la catastrophe", confie Marie-Madeleine, très inquiète de voir se dessiner un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pendant que les figures du bloc central, elles, se divisent. 

"Quand il y en a un qui dit quelque chose, l'autre va venir par derrière dire le contraire pour se mettre en avant. C'est tout le temps comme ça. Je suis un peu déçue par les candidats", précise l'habitante. Une inquiétude partagée par Claudine, tout juste 75 ans : "Qu'ils parlent une bonne fois pour toute et puis on verra." 

Une longue liste de prétendants

Marie-Claire, elle, pense avoir trouvé la solution. "Celui qui a les meilleurs sondages, en début d'année prochaine, ce sera notre candidat pour nous tous", dit-elle. Ce départage par les sondages, c'est ce que propose Édouard Philippe, même si pour Claude, plutôt tendance Retailleau, hors de question de se ranger derrière. "Philippe, n'en parlez pas", balaye-t-elle. Les électeurs semblent ainsi tout aussi perdus que les candidats, à six mois du premier tour de la présidentielle. 

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Dimanche soir, Édouard Philippe s'est dit sur TF1 convaincu que "cette primaire n'aura pas lieu", et l'heure du départage entre les nombreux candidats déclarés de la droite et du centre viendra en "février". Mais le maire du Havre, bien que favori dans l'espace du centre et de la droite dans les sondages, est lui aussi dans une dynamique négative depuis quelques semaines. 

Derrière lui, la liste des prétendants est longue. Gabriel Attal, Dominique de Villepin, Bruno Retailleau, David Lisnard, Xavier Bertrand : les candidats déclarés ou en passe de l'être sont nombreux et aucun ne semble, selon les sondages, en mesure de parvenir au second tour.  

L'idée formulée par Gabriel Attal, mais poussée également par le MoDem, est donc de faire émerger une seule candidature de cet espace, qui a pris l'habitude depuis 2024 de gouverner ensemble, via une primaire. Le candidat LR Bruno Retailleau n'y est pas défavorable mais met des conditions sur le périmètre.   

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