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"Elle n'aura pas lieu" : Édouard Philippe rejette l'idée d'une primaire du bloc central pour la présidentielle, source de "division"

L'ancien Premier ministre, invité du journal de 20 heures de TF1, ne souhaite toujours pas accéder à la demande de plusieurs figures macronistes.

Édouard Philippe, le 18 septembre 2026

Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Une primaire pour départager les candidats du centre et de la droite dans la course à l'Elysée ? Pour Édouard Philippe, c'est non. 

Invité du journal de 20 heures sur TF1 ce dimanche 1er novembre, Édouard Philippe a expliqué ne pas croire "que cette primaire aura lieu", assurant qu'elle causerait "divison" et "confusion".

Cette prise de position du maire du Havre intervient quatre jours après celle de son concurrent du bloc issu du macronisme, Gabriel Attal. Ce dernier, en perte de vitesse dans les sondages, y avait proposé une "primaire des démocrates". 

Mais depuis des mois, l'ancien Premier ministre assurait être opposé à ce mode de départage. Mercredi soir, son parti, Horizons, avait de nouveau accueilli négativement la proposition de l'autre ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron.

"Ce n'est pas ce 'en même temps' aussi cafouilleux qu'hasardeux qui permettra d'éviter" un duel RN-LFI, avait ainsi fustigé le président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale, Laurent Marcangeli.

"La pression était forte sur lui dans son parti et dans les sondages", avait analysé un autre proche du Havrais à propos de Gabriel Attal, en se demandant si son initiative n'était pas "un moyen de se trouver une sortie élégante". 

Attal, Bergé ou encore Barnier favorables à la primaire

 L'idée d'une primaire serait de faire participer les candidats déclarés au centre et à droite pour qu'émerge une seule candidature de cet espace, qui a pris l'habitude depuis 2024 de gouverner ensemble.

En espérant que le vainqueur, débarrassé des autres candidats, puisse bénéficier d'un regain dans les enquêtes d'opinion, comme cela a été le cas pour Raphaël Glucksmann après sa victoire écrasante à la primaire social-démocrate.

Mais c'est autour du périmètre de cette primaire que le bât blesse. L'offre initiale de Gabriel Attal semblait adressée aussi à Raphaël Glucksmann. Mais ce dernier n'entend pas participer à une seconde primaire, surtout qu'il ne se voit pas associé à cet espace de la droite et du centre.

Alors, à qui envoyer les cartons d'invitation ? Samedi, dans les colonnes du journal Le Parisien, la ministre Renaissance Aurore Bergé, elle-même partisane de longue date de ce processus, a plaidé pour la participation de Renaissance, du MoDem, d'Horizons, des centristes de l'UDI (Union des démocrates et indépendants), du Parti Radical, des Républicains (LR) ou encore de Nouvelle Énergie.

Un périmètre qui inclurait donc le très libéral maire de Cannes David Lisnard, porté par une certaine dynamique en cet automne. Mais ce dernier, qui plaide lui aussi depuis longtemps pour une primaire, ne fait pas l'unanimité. Il est par exemple considéré comme trop à droite par le chef des députés MoDem, Marc Fesneau. 

Dans la Tribune Dimanche, il a accusé David Lisnard de "préparer la grande alliance avec l'extrême droite, comme Sarah Knafo", l'eurodéputée de Reconquête!, le parti d'Eric Zemmour. 

Dans la semaine, l'ancien Premier ministre LR, Michel Barnier, soutien de Bruno Retailleau, a lui aussi plaidé pour une primaire "de la droite et du centre". 

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