2 min de lecture Parti socialiste

PS : la lettre de Jean-Christophe Cambadélis à Nicolas Sarkozy

Le patron du PS veut débattre de "l'avenir de la France" avec son alter-ego à droite.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis. (Archives).
Le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis. (Archives). Crédit : AFP / XAVIER LEOTY
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Chose promise, chose due. Nicolas Sarkozy à peine élu à la tête de l'UMP, Jean-Christophe Cambadélis lui avait proposé un débat. Cette proposition, il l'avait déjà formulée en juillet, au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, consécutive à sa mise en examen dans l'affaire des écoutes. Rebellotte, le premier secrétaire du PS a envoyé jeudi 11 décembre à Nicolas Sarkozy une lettre dans laquelle il réitère sa proposition d'un débat, lui enjoignant de ne pas rester sur sa "colline inspirée".

"Je prends la plume pour vous proposer un débat sur la France et les Français à la veille des élections de 2015", écrit Cambadélis dans sa lettre datée de jeudi, que l'AFP s'est procurée. "Votre élection à la présidence de l'UMP vous confère des droits vis-à-vis des militants de votre formation politique. Mais aussi des devoirs vis-à-vis des Français et principalement celle d'assurer le débat démocratique, de concourir au libre jugement des citoyens".

Relevant que l'ex-chef d'Etat a, pendant sa campagne, "donné beaucoup de visibilité à des propositions d'abrogation de textes, de suppression de fonctionnaires ou de réduction de déficits", le patron du PS souligne: "il pourrait être juste de les discuter".

"Plusieurs de vos amis se sont exprimés à votre place, déclinant ce débat", relève encore Cambadélis faisant allusion à Brice Hortefeux, qui a refusé l'invitation en soulignant que le premier secrétaire du PS pouvait débattre dans un premier temps avec le secrétaire général de l'UMP.

À lire aussi
Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon enfariné : le suspect en garde à vue

"Comme si le représentant du principal parti de la majorité présidentielle était un vulgaire quémandeur de seconde classe!", lance le député de Paris. "Vos soutiens disent que votre statut - ou sans peur du ridicule votre stature d'ancien président - ne vous permet pas de vous commettre dans des débats subalternes". "Il serait paradoxal d'avoir voulu plonger dans la mêlée pour maintenant prétendre rester sur votre colline inspirée", ironise-t-il.

"A moins que cette 'conquête' ne fut qu'un leurre pour ceux que vous prétendez représenter", poursuit-il, lui adressant un "salut républicain". La "colline inspirée" est le titre d'un des romans de Maurice Barrès l'un des chantres du nationalisme français du début du XXe.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Parti socialiste UMP Nicolas Sarkozy
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants