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Privatisation de la FDJ : "À long terme, c'est un risque", dit Anaïs Bouissou

ÉCLAIRAGE - La privatisation de la Française des jeux prendra effet en ce mois de novembre 2019. Une aubaine pour l'État à court terme, mais un choix discutable si l'on regarde un peu plus loin.

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Privatisation de la FDJ : "À long terme, c'est un risque", dit Anaïs Bouissou Crédit Image : AFP / LIONEL BONAVENTURE | Crédit Média : RTL | Date :
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Anais Bouissou
Anaïs Bouissou édité par Noé Blouin

La privatisation de la Française jeux approche à grands pas. Dans 10 jours, à compter de ce 28 octobre, les actions seront mises en vente par l'État, et ce jusqu'à la fin du mois de novembre. Jusqu'à présent, les jeux d'argent rapportaient des milliards chaque année, la question se pose donc : le gouvernement n'est-il pas en train de vendre une vache à lait ?

À long terme, oui, c'est un risque. En se séparant en partie de la FDJ, l'État ne touchera plus que des miettes de bénéfice, sur les Loto ou autres Numéros fétiches. Et il n'est pas impossible qu'avec le temps, on le regrette un tout petit peu. Pourtant à Bercy, on dit qu'il ne faut pas tout voir avec les yeux de l'argent. Effectivement, si l'État risque d'y perdre, en revanche, il restera toujours les impôts. Tant que la Française des jeux fera des bénéfices, elle sera taxée, ce qui devrait rapporter gros aux finances publiques.

À court terme, l'opération devrait rapporter un milliard d'euros, selon plusieurs cabinets, soit l’équivalent de 10 ans de dividendes pour l'État. Avec en bonus, un contrat permettant à la FDJ d'avoir l'exclusivité sur les jeux d'argent en France pendant 25 ans, qui devrait ramener 380 millions d'euros directement dans les caisses du gouvernement. Si l'on résume, à long terme l'État se prive d'argent, mais à court terme c'est un bon plan.

Pour les particuliers intéressés par les actions FDJ, il est conseillé d'attendre quelques jours pour connaître la valeur exacte de ces dernières. Ensuite, cela peut devenir intéressant, si Bercy parvient à transformer la bourse en une immense braderie. Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, voudrait une opération commerciale : une action gratuite pour 10 achetées, à condition de les garder au minimum 18 mois.

Le plus : la boulangerie industrielle Bridor va créer 500 emplois

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Ce sont 250 millions d'euros investis pour cuire de croissants et des pains au chocolat en série. Une usine va être construite près de Rennes. Bridor, c'est 4 milliards d'euros de viennoiserie produite par an et une présence dans plus 100 pays.

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Il n'y a pas de petites économies. Plutôt que de rembourser les fauteuils flambants neufs, pourquoi ne pas rembourser également les fauteuils d'occasion ? Économies estimées pour 2020 : 10 millions d'euros. Une mesure qui agace les associations de personnes en situation de handicap.

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