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Primaire de la gauche : Hamon et Valls s'opposent sur la politique migratoire

Tandis que Benoît Hamon se montre critique à l'égard de la politique d'immigration au cours du mandat Hollande, Manuel Valls estime, lui, que "la France a eu raison de mener cette politique d'accueil des réfugiés".

Les candidats sur le plateau du second débat en vue de la primaire de la gauche, dimanche 15 janvier
Les candidats sur le plateau du second débat en vue de la primaire de la gauche, dimanche 15 janvier Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
Journaliste

Les analystes prédisaient des divergences entre les candidats pour ce second débat de la primaire. Une prédiction qui s'est rapidement vérifiée. Dimanche 15 janvier, pour le débat en vue de la primaire de la gauche organisé par BFMTV, iTélé et RMC, Benoît Hamon et Manuel Valls, deux des favoris de ce scrutin selon les sondages, ont fait savoir leur désaccord sur la problématique migratoire à laquelle l'Europe - et la France - sont confrontées. "Pour ne pas abandonner les réfugiés aux passeurs, je veux un vrai visa humanitaire, conforme à notre histoire", a ainsi fait savoir Benoît Hamon, qui estime par ailleurs que "nous n'avons pas été à la hauteur" dans l'accueil des migrants, taclant insidieusement la politique menée par le gouvernement Valls.

"Je pense que la France a eu raison de mener cette politique d'accueil des réfugiés, a rétorqué Manuel Valls. Je suis européen par mes origines et mes convictions. L'Europe est menacée de dislocation. Si nous ne sommes pas capables de réagir, si nous n'écoutons pas les peuples, alors l'Europe peut mourir. Parce que je suis européen, je ne veux pas ça". Prenant la parole à la suite de deux de ses adversaires, Sylvia Pinel veut pour sa part "mettre en place un droit d'asile européen". "La France n'aurait pas connu la jungle de Calais, si nous avions la même politique", a-t-elle lancé.

Décidément, nombre de candidats ont décidé de s'en prendre à l'adversaire Valls sur ce sujet. Vincent Peillon a, à son tour, attaqué l'ancien Premier ministre sur la politique migratoire menée par son gouvernement. "On se doit d'accueillir les demandeurs d’asile dans la durée (...) À Munich, Manuel Valls avait fait la leçon à Angela Merkel alors même que nous avons besoin d'une Europe plus forte (...) Je suis convaincu que les Français sont plus généreux que leurs dirigeants", a critiqué Vincent Peillon. 

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