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Primaire de la droite : le style Bruno Le Maire en 7 citations

PAROLES DE CANDIDAT (4/7) - Les personnalités qui batailleront lors de la primaire Les Républicains sont désormais connues. Retour sur leurs parcours, leurs idées et leurs sorties en quelques déclarations phares.

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Primaire de la droite : le style Bruno Le Maire en 7 citations Crédit Image : PASCAL GUYOT / AFP | Crédit Média : RTL.fr | Date :
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Bruno Le Maire a dézingué ses adversaires pour la primaire de la droite, lors d'un meeting le dimanche 18 septembre. "Je vois bien le duel annoncé à l'avance entre des paroles toujours plus dures, toujours plus brutales, toujours plus violentes, le retour du Karcher (...) et de l'autre côté l'immobilité heureuse", a déclaré le député de l'Eure. Il vise ainsi les favoris des sondages, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Il tente ainsi de changer le duel et précise qu'il "ne créera que des déceptions pour les Français". Son porte-parole, David Abad, a insisté sur cette stratégie en précisant que les électeurs auront "le choix entre le sosie de Donald Trump et le faux frère de François Bayrou".

Celui qui met en avant un esprit novateur, avec le slogan "Le renouveau c'est Bruno", a présenté son programme dans un document de plus de 1.000 pages. Selon Alba Ventura, éditorialiste politique chez RTL, l'ancien candidat à la présidence de l'UMP "est passé en mode combat". "L'enjeu est de faire prospérer son capital politique, qu'il avait gagné au moment de la présidence de l'UMP face à Nicolas Sarkozy, et d'essayer de convaincre les électeurs de la droite et du centre qu'il peut avoir un destin national", ajoute-t-elle.

1. "Les femmes ont vocation à être visibles, pas dissimulées".

Le discours tenu par Bruno Le Maire, le 3 septembre dernier à la Baule aura marqué les esprits, notamment à cause d'une polémique. "Notre culture c’est notre langue, défendre notre langue française, c’est défendre la nation française. Notre culture, c’est la liberté d’expression. Ne laissons pas quelques esprits bornés ou radicalisés critiquer notre peinture, notre musique, notre expression, notre philosophie… Notre culture, elle a toujours défendu l’égalité entre les hommes et les femmes. Ne laissons pas une fois encore des esprits obscurcis rendre les femmes invisibles dans la société française. En France, les femmes sont visibles et elles n’ont pas vocation à être dissimulées".

Cette dernière phrase a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, à cause d'une erreur dans la retranscription. Le début de la phrase "les femmes" a été remplacé par "nos femmes". Les réactions en chaîne de Cécile Duflot et Laurence Rossignol s'étaient basées sur de fausses déclarations du candidat.

2. "Il est temps de supprimer l'ENA"

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"Elle a rempli son office pendant des années, formé des fonctionnaires de grande qualité. Mais nous entrons dans un monde nouveau : celui des entrepreneurs, de la créativité, de l'innovation. Où la haute administration doit reprendre sa juste place", expliquait Bruno Le Maire dans un entretien au Parisien. Cette déclaration est d'autant plus étonnante que le candidat à la primaire de la droite est lui-même passé par l'ENA. 

Il propose donc une "école d'application sur le modèle de l'École de guerre à laquelle les hauts fonctionnaires les plus méritants pourront avoir accès au bout de dix ans, pour leur permettre de franchir une nouvelle étape de leur parcours professionnel". 

3. "Les provocations contre la société française (...) ne sont pas acceptées

En pleine polémique sur le burkini, Bruno Le Maire a expliqué lors du Grand Jury RTL/ Le Figaro/ LCI, qu'il fallait aider "les maires à faire respecter l'interdiction" et que cela se traduisait dans une loi. Il ajoute que "les provocations contre la société française, qui peuvent remettre en cause l'égalité entre les hommes et les femmes ne sont pas acceptées".

4. "On ne peut pas être ministre et en campagne"

Cette phrase est directement adressée à Emmanuel Macron. Trois mois après la création de son mouvement politique "ni de droite ni de gauche", le protégé de François Hollande faisait parler de lui avec l'organisation de son premier meeting politique à la Mutualité à Paris, en juillet dernier. Ce rendez-vous avec les militants avaient lancé le compte-à-rebours avant la démission du gouvernement du ministre de l'Économie. 

À l'antenne de RTL, le candidat à la présidentielle estimait que cette double-casquette n'était "pas possible". Emmanuel Macron symbolise "la vieille politique", selon Bruno Le Maire, c'est-à-dire celle où les hommes politique font "une chose et son contraire". "On se présente comme un homme très moderne et dans le même temps, tout en étant responsable d'un secteur essentiel du pays, on fait campagne pour soi", ajoutait-il.

5. "Il faut mener une guerre impitoyable contre l'islam politique"

Les polémiques qui sont intervenues après l'attentat de Nice ont été critiquées par Bruno Le Maire qui a appelé à "éviter les querelles" et les "petites phrases". Ne voulant pas entrer dans les joutes médiatiques, le candidat à la primaire de la droite estime que "c'est l'enquête qui dira s'il y a eu des manquements".

Il a ainsi souhaité recentré le débat sur la préoccupation des Français : "L'enjeu, le seul, c'est la sécurité des Français" et "la cohésion des Français est le bien le plus précieux des Français. Le combat n'est pas mené à la hauteur de ce qui est nécessaire (...) Il faut mener une guerre impitoyable contre l'islam politique et un combat culturel". 

6. "On ne dévoile pas son équipe avant la primaire, il ne faut pas être con !"

C'est une attaque supplémentaire à l'encontre de ses rivaux pour la primaire de la droite. Dans les colonnes de L'Express, il explique que "le ministre le plus difficile à trouver est celui de l'Éducation nationale, qui devra réussir l'autonomie des établissements et casser le monopole syndical ; pour l'Économie, les Finances et l'Emploi, il faut quelqu'un d'aussi crédible que George Osborne (premier secrétaire d'État anglais, ex-chancelier de l'Échiquier - le ministre en charge des Finances et du Trésor -, ndlr) ou Wolfgang Schäuble (ministre des Finances allemand, ndlr)". 

7. Bonus : "Est-ce que vous savez ce qu'est un 'youtubeur' ?"

La confession de Bruno Le Maire avait surpris : il maîtrise parfaitement Tinder. Cette révélation avait donc poussé un journaliste du Point, a lui demandé : "Vous avez dit qu'on ne pouvait pas gouverner sans maîtriser Tinder. Est-ce que vous savez ce qu'est un 'youtuber' ?". La réponse du principal intéressé : "Franchement, non !". Il avait cependant précisé qu'il connaissait bien YouTube.

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