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Présidentielle 2017 : entre l'UDI et Bayrou, la rupture est consommée

Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI, s'interroge sur l'utilité d'une candidature du maire de Pau.

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, le 9 décembre 2015
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, le 9 décembre 2015
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
Léa Stassinet & AFP

"François Bayrou réfléchit à se présenter à l'élection présidentielle. Je crois que ce n'est pas la première fois. S'il était candidat, ce serait la quatrième. J'ai lu il n'y a pas très longtemps qu'il disait que le chiffre 4 portait bonheur. Je n'ai pas bien compris pourquoi". Ces mots teintés d'ironie sont signés Jean-Christophe Lagarde. Le président centriste de l'UDI s'est exprimé mercredi 15 février devant l'Association des journalistes parlementaires, et n'a pas été tendre envers son homologue du Modem. 

"Plus sérieusement, est-ce que François Bayrou porterait un projet qui viendrait modifier la donne politique dans notre pays ? De ce que j'en ai lu, aujourd'hui je n'en ai pas le sentiment", a-t-il poursuivi, ne cachant pas ses doutes sur l'utilité d'une candidature de l'actuel maire de Pau. Jean-Christophe Lagarde s'est même référé aux enquêtes d'opinion "à prendre avec toutes les pincettes du monde", mais qui selon lui "semblent dire que sa candidature serait quelque chose de neutre, dans le sens où il prend un point à Le Pen, un point à Mélenchon, un point à Macron, un point à Fillon...".

"Je ne suis pas sûr que ce soit déterminant pour l'élection présidentielle", a ajouté le centriste, même s'il concède que "c'est son droit, c'est son choix. S'il veut le faire, c'est respectable. Cela ne me concernera pas". François Bayrou doit donner sa réponse et dire s'il est candidat avant le 20 février

S'il décidait de rejoindre la course à l'Élysée, il devra donc se passer de l'appui de l'UDI. Jean-Christophe Lagarde n'a pas mâché ses mots et a évoqué une rupture définitive "entre l'ambition présidentielle de François Bayrou et nous (l'UDI, ndlr)". Le président de l'Union des démocrates indépendant a profité de ce moment pour réitérer son soutien à François Fillon. "Je ne pense pas que ce qui lui est reproché le disqualifie pour exercer la fonction de président de la République", a notamment déclaré le député-maire de Drancy. 

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