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"Choisir Macron, c'est ne pas choisir Valls", constate Alba Ventura

ÉDITO - À gauche, les regards et les espoirs se tournent de plus en plus vers le leader de "En Marche !" Ceux de François Hollande aussi ?

Emmanuel Macron, le leader de "En Marche !"
Emmanuel Macron, le leader de "En Marche !"
Crédit : AFP / Soeren Stache
Présidentielle 2017 : "Choisir Macron, c'est ne pas choisir Valls", constate Alba Ventura
02:30
Présidentielle 2017 : "Choisir Macron, c'est ne pas choisir Valls", constate Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

Dans les colonnes du Journal du Dimanche (daté 15 janvier), un proche de François Hollande affirmait que le Président pourrait "probablement soutenir Emmanuel Macron". C'est en tout cas une petite musique qui n'a pas attendue cette interview. Cela fait des semaines déjà que Ségolène Royal vante les qualités d'un Macron qui "régénère la vie politique". Julien Dray, conseiller du chef de l'État, indiquait ce week-end sur France 2 que ça n'allait pas être facile pour le vainqueur de la primaire face à Emmanuel Macron.

Jean-Marc Ayrault sur France 3 allait même jusqu'à expliquer qu'il y aurait "un choix à faire après la primaire pour que la gauche ne soit pas absente du second tour de présidentielle". Sous-entendu : le candidat qui sortira vainqueur de la primaire ne sera peut-être pas à la hauteur. Le ministre des Affaires étrangères en profitait au passage pour réhabiliter Macron "en homme de gauche".

Le doute est semé

Sans parler de l'avocat Jean-Pierre Mignard, ami de la famille  Royal-Hollande, qui a rejoint le mouvement "En Marche !". Et donc cet autre avocat, intime du Président, Dominique Villemot, qui, apportant son soutien à Emmanuel Macron, disait : "Je ne vois pas quel autre candidat il pourrait soutenir". Évidement à l'Élysée, on a immédiatement pris ses distances avec ces propos. Il faut dire qu'à quelques heures du deuxième débat de la primaire, s'il n'y avait pas eu de démenti, cela aurait aurait jeté un froid. Cela dit, le doute est semé. Il est même entretenu, grâce à plusieurs proches de François Hollande.

D'un point de vue factuel, ils se disent qu'Emmanuel Macron est le mieux placé aujourd'hui.
Ils regardent les sondages. Ils regardent ses meetings (des milliers de personnes à Lille, des milliers à Clermont-Ferrand). Ils se disent qu'il se passe quelque chose. De qui parle-t-on en ce moment ? De Macron. Macron qui est présent dans les circonvolutions des cerveaux de tous les candidats, et particulièrement dans celui de Manuel Valls.

Entre deux traîtres...

Et oui, Manuel Valls ! Celui dont on dit, dans l'entourage du Président, qu'il l'a poussé à renoncer. Alors qu'on voit François Hollande exprimer à présent des regrets face à un Manuel Valls qui ne parvient pas à percer. La vie politique est décidément toujours pleine de surprises. Entretenir l'idée que François Hollande pourrait soutenir Emmanuel Macron, c'est donc aussi prendre pour cible Manuel Valls. C'est le côté règlement de comptes à OK Corral.

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Il n'a échappé à personne que choisir Macron, c'est ne pas choisir Valls. Comme le dit un proche du Président : "Celui qui surfe sur la vague, c'est Macron ; celui qui risque de se la prendre en pleine figure, c'est Valls". À choisir entre deux traîtres, on préfère, chez les amis de François Hollande, celui qui n'a pas mis le dernier coup de couteau.

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