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Pour NKM, le président de la FCPE est victime de son soutien à la réforme du collège

INVITÉE RTL - La numéro 2 de l'UMP voit dans la non-reconduction du président de la FCPE la conséquence du désaccord entre la base et les cadres de la fédération sur la réforme du collège.

Nathalie Kosciusko-Morizet, le 14 avril 2015.
Nathalie Kosciusko-Morizet, le 14 avril 2015.
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Pour NKM, le président de la FCPE est victime de son soutien à la réforme du collège
03:57
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste

Pour elle, ça ne fait aucun doute : "C'est la suite de la réforme du collège". Nathalie Kosciusko-Morizet a affirmé lundi sur RTL que la non-reconduction de Paul Raoult à la tête de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), classée à gauche, est "la marque du désaccord de la base, des parents d'élèves, et au-delà de tout le monde qui s'intéresse à l'Éducation, avec la tête, des cadres qui soutiennent encore cette réforme et le gouvernement dans cette entreprise dont personne ne veut".

Paul Raoult dément tout lien avec son soutien à la réforme

Depuis le 69e congrès de la FCPE, qui se tenait à Reims, dimanche, Paul Raoult n'est plus le président de la FCPE. Le rapport d'activité présenté par la direction nationale a été rejeté et l'actuel président n'a pas été réélu au conseil d'administration, récoltant seulement environ 250 voix sur 800, contre 400 à l'administrateur le mieux élu, rapporte Le Monde.

Une première depuis 1947 pour un président rééligible que les adversaires de la réforme du collège attribuent à son soutien affiché au texte de la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. L'intéressé a démenti auprès de France TV Info, invoquant une question "de politique interne", et concédant seulement sur la réforme "ne pas avoir été suffisamment offensif sur les moyens alloués" et "sur le fait que 4.000 enseignants, ce n'est pas suffisant".

Le rejet d'une réforme qui vire à l'affrontement politique

Nathalie Kosciusko-Morizet y voit pour sa part "un désaveu cinglant". Outre le refus de la réforme du collège, la numéro 2 de l'UMP estime que la crise de la FCPE est le signe du rejet "de l'embrigadement des syndicats, des associations, de tout ce qui n'est pas strictement politique dans un combat politique. Personne ne veut de cette réforme. Ça tourne au combat politique et les parents d'élèves n'ont pas envie de ça", résume-t-elle. 

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La présidente du groupe UMP au Conseil de Paris espère désormais que "ce geste de la base de la FCPE" sera "entendu par le gouvernement". "Il est temps que le gouvernement entende les messages qui remontent et pas seulement ceux du monde politique. Manuel Valls en fait une affaire de fierté mais on ne fait pas de fierté contre le peuple français", conclut-elle.

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