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Plus de logos sur les tracts et les affiches : pourquoi de nombreux candidats aux élections municipales de 2026 cachent l'étiquette de leur parti

Cette pratique assez classique dans les petites communes se répand dans les grandes villes en cette année électorale. Et elle est constatée dans tous les camps politiques.

Quelques affiches pour les élections municipales à Saumur (Maine-et-Loire), photographiées en janvier 2026.

Crédit : Frédéric Pétry / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Plus de logos sur les tracts et les affiches : pourquoi de nombreux candidats aux élections municipales de 2026 cachent l'étiquette de leur parti ?

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"Il a un peu honte d'être le candidat de Macron" : à Bordeaux, Thomas Cazenave s'affiche sans étiquette

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Pauline Théveniaud & Philippe De Maria & Chloé Berry

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C’est la tendance politique de 2026. Alors que la campagne des élections municipales 2026 bat son plein, de nombreux candidats au scrutin n’affichent pas le logo de leur parti sur leurs tracts.

C'est assez habituel dans les petites communes où les candidats sans étiquette sont légion mais, cette année, on se fait aussi très pudique dans les grandes villes. Nous n'avons pas eu du mal à trouver des exemples : Jean-Michel Aulas à Lyon, Laure Lavalette (RN) à Toulon, la socialiste Catherine Trautmann à Strasbourg… 

À Bordeaux, Thomas Cazenave, ancien ministre des Comptes publics (2023-2024), assume complètement cette absence totale d'étiquette politique sur son matériel de campagne. "Ce n'est pas un sujet de parti politique. On dénonce depuis six ans des décisions sur l'extinction de l'éclairage, des demi-mesures sur la sécurité… Cela n'a rien à voir avec une étiquette politique", déclare-t-il à notre micro.

Une justification qui amuse beaucoup le maire sortant Pierre Hurmic. "Je crois qu'il a un peu honte de se présenter comme étant le candidat de Macron", fait-il savoir. Sauf que, lui aussi, affiche peu ses soutiens. En effet, il n'y a pas un seul logo EELV sur son site de campagne.

Dissocier un scrutin local du climat national électrique

Mais pourquoi, à l'instar de Thomas Cazenave et Pierre Hurmic, les candidats ne mettent pas d’étiquette ? C’est une façon de bien dissocier ce scrutin local de la politique nationale dans un climat électrique. L'objectif : ne pas être rattaché à des personnalités impopulaires de son camp. 

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"Ça se renforce énormément, parce que le spectacle politique dégoûte les gens", tranche un cadre Renaissance. "Ceux qui sont bien implantés ont tendance à effacer le logo, ceux qui sont en manque de notoriété le gardent", résume un candidat du bloc central.

Les candidats ont-ils le droit de cacher à quel parti ils appartiennent ?

Si ça existe en pratique, les candidats ont-ils le droit de cacher à quel parti ils appartiennent ? Le ministère de l’Intérieur a justement été publiée une circulaire à ce sujet ce mercredi 4 février 2026. Elle rappelle que les candidats sont absolument libres de choisir leur étiquette… ou pas. 

En revanche, les préfets sont chargés de leur attribuer des nuances politiques. Cela peut être un nom de parti, une sensibilité (divers gauche/droite ou extrême droite, par exemple). Cette nuance, toute personne peut demander à la connaître. Les candidats tentent peut-être de faire oublier leurs partis, mais se présenter à une élection, c’est bien pour faire de la politique.

11 candidats se présentent à Bordeaux : Julie RECHAGNEUX (RN), Philippe DESSERTINE (centre droit), Philippe POUTOU (NPA), Mickaël BAUBONNE (Bordeaux Nouvelle voie), Petra BERNUS (Révolution Permanente), Virginie BONTOUX-TOURNAY (Reconquête), Myriam ECKERT (indépendante), Esteban NADAL (NPA Révolutionnaire), Fanny QUANDALE (LO), Medhi SABOULARD (Union Alternative et Union Socialiste), Yves SIMONE (Indépendant).

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