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Philippe Martinez arrive en fédérateur à la tête de la CGT

PORTRAIT - L'équipe de Philippe Martinez a été élue mardi à la tête de la CGT. Le patron de la "CGT Métallurgie" devra se muer en médiateur pour apaiser les tensions au sein du syndicat.

Philippe Martinez (à gauche), nouveau leader de la CGT, ici le 30 janvier 2015 avec le ministre du Travail François Rebsamen
Philippe Martinez (à gauche), nouveau leader de la CGT, ici le 30 janvier 2015 avec le ministre du Travail François Rebsamen
James Abbott & AFP

La Confédération Générale du travail (CGT) va enfin tourner la page d'une crise sans précédent. Coincé depuis trois mois au cœur de l'affaire Lepaon, du nom de l'ex-numéro un de la "centrale", le syndicat veut redorer son image avec Philippe Martinez à sa tête. Il a été élu mardi par les instances dirigeantes, le "Comité confédéral national" (CCN), réuni pour la seconde fois en 2015.

Âgé de 53 ans, arborant une moustache noire fournie, le patron de la CGT Métaux n'avait pourtant pas été adoubé par les représentants indirects des 96 fédérations et 28 unions départementales le 13 janvier. Le CCN avait jugé que son équipe était trop proche de celle de son controversé prédécesseur.

Conciliant, il a adapté sa nouvelle équipe

Le métallurgiste a mis de l'eau dans son vin et composé cette fois-ci une équipe composée d'une moitié de pro-Lepaon, et d'une autre moitié d'opposants farouches. Élu 15e secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez a maintenant la lourde tâche de satisfaire tous les membres de ces différents courants, au moins jusqu'au prochain congrès fixé au printemps 2016.

"C’est quelqu'un qui sait écouter, qui accepte d’être convaincu si vous avez des arguments, juge un de ses proches qui s'est confié à Libération. Son seul défaut, c’est peut-être de ne pas dire quand les choses vont bien."

Il s'était déjà installé dans le bureau de Thierry Lepaon

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Il est parvenu à s'imposer en douceur ces dernières semaines, devenant sans forcer l'interlocuteur officiel du gouvernement, comme le 19 janvier lors des vœux du président Hollande aux forces économiques du pays. Il s'était même déjà installé dans le bureau de Thierry Lepaon. Cette autorité lui a conféré une véritable légitimité, alors qu'aucun autre candidat logique n'a semblé se dégager naturellement.

La CGT doit également trouver un positionnement sur l'échiquier syndical entre la CFDT réformiste et Force ouvrière, rassemblée sur une ligne contestataire autour de Jean-Claude Mailly, qui sera réélu cette semaine. À Philippe Martinez de tirer les leçons des erreurs de ces derniers mois pour tenter de ramener le calme au sein de ce qui est désormais "son" institution.

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