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Philippe Marini sur les gens du voyage : "Cette phrase est sortie de son contexte"

REPLAY / TÉMOIGNAGE - Le maire de Compiègne a déclaré mardi 30 juin qu'il préférait que la population des gens du voyage "n'existe pas", des propos qui ont provoqué une vive polémique.

Le maire de Compiègne, Philippe Marini, à Paris le 28 septembre 2014 (illustration)
Le maire de Compiègne, Philippe Marini, à Paris le 28 septembre 2014 (illustration)
Crédit : AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
Philippe Marini estime que ses propos sur les gens du voyage sont sortis de leur contexte
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"On est Français on est comme tout le monde", a lancé une personne de la communauté des gens du voyage à Philippe Marini
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Valentin Chatelier

"Cette population, on préférerait tous qu'elle n'existe pas. Mais elle existe, il faut respecter la loi", a déclaré Philippe Marini mardi 30 juin sur les gens du voyage. Ces propos visant directement cette population a mis le maire de Compiègne du parti Les Républicains au centre d'une polémique.

Mais Philippe Marini a expliqué que ses dires n'ont pas été contextualisées. "Cette phrase est sortie de son contexte. J'ai dit qu'on se passerait bien de ces problèmes, qu'il y a beaucoup de choses à faire et que des choses comme ça on s'en passerait", s'est justifié le maire de la ville de l'Oise. 

J'exprime le ras-de-bol des élus

Philippe Marini

Mais il a maintenu sa pensée. "Faites une consultation chez les élus d'un peu partout, tout le monde vous dira la même chose. Il ne faut pas être dans l'angélisme", a-t-il expliqué. Philippe Marini a ainsi expliqué qu'il préférerait que les gens du voyage "se plient à une règle du jeu, paient des impôts, vivent comme les autres, que les forces de police soient là pour les faire partir plus rapidement quand ceux-ci créent des préjudices pour les riverains". "J'exprime le ras-de-bol des élus", a-t-il fait remarquer.

Une pensée soutenue par Éric Bertrand, maire d'Armancourt, une autre ville de la Communauté d'agglomération. "Ça coûte quand même à l'agglomération. C'est 160.000 euros pour mettre en état l'air de stationnement des gens du voyage. Et puis on se retrouve quand même avec des stationnements sauvages, on a une double peine, c'est pour ça que ça agace", a lancé l'élu.

Des propos vivement dénoncés

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Ces propos ont créé de nombreuses réactions, notamment de la part des gens du voyage installés près de Compiègne. Édith, maman de 8 enfants est révoltée : "Pour quelles raisons on ne devrait pas exister ? Pourquoi, on est des chiennes ? On est Français, on est comme tout le monde". 

On va se mettre où l'été ? Ici c'est pas vivable

Antoine, appartenant à la communauté des gens du voyage

C'est également le cas d'Antoine, qui réplique aux accusations de campements sauvages de certains élus de la Communauté d'agglomération. "On va se mettre où l'été ? Ici c'est pas vivable, hier il a fait 47°C on était mort. On était obligé de prendre les voitures de se sauver", a-t-il fait remarquer. La communauté est soutenue par Lucie, travailleuse sociale, qui a expliqué que "ces propos vont alimenter les stéréotypes et les rancœurs que les gens avaient sur cette population". Un "cercle vicieux" qu'elle dénonce vivement.

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