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"Pas de raison de changer" : le gouvernement exclut de modifier les dates de la présidentielle après les violences du 17 octobre

Le gouvernement a écarté toute modification des dates de la présidentielle 2027, malgré les interrogations nées après les violences du 17 octobre. "Il n'y a pas de raison de changer", a assuré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ce mercredi 28 octobre.

Des isoloirs (illustration)

Crédit : THEO ROUBY / AFP

Juliette Vignaud & AFP

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Pas question de changer le calendrier. Le gouvernement a exclu, ce mercredi 28 octobre, de modifier les dates de l'élection présidentielle, fixées aux 18 avril et 2 mai, avec un second tour au lendemain de la mobilisation du 1er-Mai qui fait craindre à certains des débordements, à la suite des violences du 17 octobre. 

"Il n'y a pas de raison de changer ces dates, sauf à poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux qui ont semé la terreur ces derniers jours et ces dernières semaines dans le pays", a déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à l'issue du Conseil des ministres.

"L'État a démontré (...) le week-end dernier qu'il savait (...) avoir le dessus", a-t-elle ajouté. 

"Donner raison aux casseurs"

Le débat sur les dates de l'élection a refait surface après le chaos qui a entaché la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre dernier. Fer de lance du combat pour avancer d'une semaine les dates de la présidentielle, qui se tiendrait alors les 11 et 25 avril, le candidat LR Bruno Retailleau  a écrit à Sébastien Lecornu à ce sujet, considérant que la sincérité du scrutin était en jeu. 

À écouter aussi

"Si on connaît les mêmes débordements... La veille du second tour de l'élection présidentielle, est-ce que vous imaginez les Françaises et les Français, le lendemain, aller aux urnes pour voter ? Je ne le pense pas", a-t-il expliqué à RTL. "Avec une France pillée, saccagée, incendiée et le lendemain on devrait aller aux urnes calmement ? Ce n'est pas possible", a-t-il répété ce mercredi sur Europe1/CNews.  

Au contraire, pour le chef des députés MoDem, Marc Fesneau, ce serait selon lui "donner raison aux casseurs", et "baisser les bras" face à eux. "On est en train d'acter le principe que le 1er-Mai par nature, va être désastreux et qu'il y aura des violences", s'est agacé le responsable centriste sur Public Sénat ce mercredi matin.

Au sein du gouvernement, certains s'interrogeaient aussi sur l'éventualité d'avancer le second tour au 25 avril 2027. "Il faut réexaminer la question", glissait un ministre à RTL. Un sujet finalement balayé par l'exécutif, qui ne compte donc pas revenir sur le calendrier. 

Le gouvernement a jusqu'à dix semaines avant le premier tour pour publier le décret de convocation des électeurs, soit jusqu'au 31 janvier s'il décidait finalement d'organiser le premier tour le 11 avril. 

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