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ONU : "Vladimir Poutine n'a pas fait le voyage pour rien", dit Alba Ventura

REPLAY - ÉDITO - La journaliste nous explique pourquoi le Président russe sort grand vainqueur de l'assemblée générale des Nations unies.

Alba Ventura
Alba Ventura
Crédit : RTL
ONU : "Vladimir Poutine n'a pas fait le voyage pour rien", dit Alba Ventura
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ONU : "Vladimir Poutine n'a pas fait le voyage pour rien", dit Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

Poutine, Obama, Hollande : il y avait du beau monde lundi 28 septembre au siège des Nations unies, à New York. On peut dire ce que l'on veut du président russe, mais il a fait un bon coup. Il était totalement marginalisé, il n'avait pas mis les pieds à l'ONU depuis dix ans, et le voilà qui orchestre un retour en force. Celui qui était vu comme un sectaire s'est présenté comme un pragmatique. Barack Obama s'est dit prêt à travailler avec lui et avec l'Iran, pour lutter contre les terroristes de Daesh. Même si le cas Bachar al-Assad continue de les diviser.

En fait, ce qui a été acté entre Poutine et Obama, c'est : "Très bien, on est d'accord sur le fait que l'on a des désaccords, mais travaillons ce sur quoi on peut être d'accord". C'est-à-dire comment réduire à néant l'État Islamique.

Bachar n'est plus l'urgence

Vladimir Poutine a même réussi à convaincre Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères, qui explique qu'il faut s'allier avec Assad contre Daesh. Védrine est peut-être un adepte de la realpolitik, mais il n'est pas un des premiers adhérents de l'alliance franco-russe. Poutine est donc le vainqueur médiatique et politique. On peut dire qu'il n'a pas fait le voyage pour rien.

De son côté, Bachar al-Assad s'en sort plutôt bien pour le moment. Il y a deux ans, c'était l'ennemi juré, l'infâme dictateur (ça l'est toujours). Il fallait s'en débarrasser en priorité. Aujourd'hui l'idée qui chemine, c'est que le départ d'Assad ne s'impose plus dans l'immédiat. Il y avait deux cibles simultanées : Daesh et Bachar. On voit que finalement l'urgence c'est Daesh. Certains sont en train de se dire qu'il faudrait aider le président syrien, voire s'allier avec lui.

Hollande sur un fil

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Côté français, on voit bien que François Hollande est sur un fil. Ce dernier a déjà bougé sur le dossier syrien. Il ne voulait pas frapper la Syrie, parce que c'était une manière de soutenir le régime de Bachar. Et on a frappé !

François Hollande reste très déterminé. Mais jusqu'à quand ? À New York, il a d'abord dit : "La France parle avec tout le monde et n'écarte personne". Puis il a ajouté que "Bachar ne pouvait pas faire partie de la solution en Syrie". Que doit-on comprendre ? Que Bachar pourrait être mis de côté pour un temps, en attendant de mettre en place une transition politique ?

Manuel Valls a précisé que les frappes contre la Syrie visaient des "sanctuaires de Daesh où sont formés ceux qui s'en prennent à la France". En entendant cette phrase, on pourrait penser que lorsque l'on est menacé sur notre territoire, les grands principes peuvent accepter quelques exceptions.  

Le carnet du jour

Nathalie Koscuisko-Morizet a boudé le meeting de soutien à Valérie Pécresse (candidate aux régionales en Île-de-France) dimanche 27 septembre, alors que tout le monde était chez les Républicains. NKM en a marre de "ces faux meetings qui ne servent en réalité que de tremplin à la primaire".
 
Pas tout à fait faux ! Les régionales passent visiblement au second plan par rapport à la primaire. La preuve, selon un observateur : dans son discours de clôture aux journées parlementaires de Reims, Nicolas Sarkozy, en 45 minutes, n'a pas une seule fois parlé du scrutin.

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