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"On ne s'interdit pas d'aller plus loin" sur des aides : sur RTL, la ministre de l'Énergie Maud Bregeon affirme que l'exécutif "ne laissera pas d'entreprise sur le carreau"

Invitée sur RTL, celle qui est aussi la porte-parole du gouvernement a réagi lundi 30 mars après une réunion exceptionnelle du G7 des ministres des Finances et de l'Énergie, où ils ont expliqué être prêts à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché déstabilisé par la guerre du Moyen-Orient.

Maud Bregeon sur RTL, le 30 mars 2026.

Crédit : RTL

Maud Bregeon, ministre de l'Énergie : "Nous ne laisserons pas d'entreprise sur le carreau"

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Maud Bregeon, ministre de l'Énergie : "Nous ne laisserons pas d'entreprise sur le carreau"

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Anne-Sophie Lapix & Gabriel Joly

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"On ne laissera pas d'entreprise sur le carreau". Sur RTL, la ministre déléguée chargée de l'Énergie Maud Bregeon affirme lundi 30 mars que la France "ne s'interdit pas d'aller plus loin" en termes d'aides, après l'annonce vendredi d'octroyer environ 70 millions d'euros - un dispositif limité pour l'instant au mois d'avril - au profit des secteurs de la pêche, de l'agriculture ou des transports.

"C'est une première série d'aides, on ne s'interdit pas d'aller plus loin si la situation s'empire", explique celle qui occupe également le poste de porte-parole au sein du gouvernement, qui parle non seulement d'une possibilité d'augmenter ou de prolonger ces moyens, face à un marché déstabilisé par la guerre du Moyen-Orient. Elle assure qu'un point sera fait ultérieurement pour voir si cela est reconduit au mois de mai, au vu de l'"immense volatilité" des prix du baril.

"On ne laissera pas d'entreprise sur le carreau et on sera extrêmement vigilant à ne pas avoir des fermetures en cascade, qui mettraient à mal l'économie de notre pays", ajoute Maud Bregeon. Pour les transporteurs, une aide de 50 millions d'euros est prévue en avril pour les entreprises en difficulté, équivalant à 20 centimes d'euros par litre de carburant. Mais certains réclament qu'elle atteigne 50 centimes et une opération escargot a été organisée à ce titre sur le périphérique parisien lundi matin.

"Nous avons une exigence sur le déficit public et sur les finances de l'État : tout ce qu'on déverse comme aides à l'instant T, ce n'est pas de l'argent gratuit qui tombe du ciel. Si on ne veut pas que les citoyens payent demain ce que les consommateurs n'ont pas payé aujourd'hui, on doit avoir cette vigilance", répond la ministre, citant notamment comme mesure actuelle une détaxe complète du gazole non routier (GNR) pour les agriculteurs.

"Des mesures graduées"

"Nous prenons des mesures graduées : on a choisi les secteurs les plus en difficulté", justifie-t-elle par ailleurs, alors que les chauffeurs de taxis, les employés dans l'aide à la personne et les professions libérales prétendent aussi à de telles dispositions. Et ce, alors qu'il n'y a pas de risque de pénurie de carburant à ce stade, dit Maud Bregeon.

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Elle s'exprimait au sortir d'une réunion avec ses homologues du G7, accompagnés par ceux des Finances et les responsables des banques centrales notamment. "Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, en étroite coordination avec nos partenaires, notamment pour préserver la stabilité et la sécurité du marché de l'énergie", selon le communiqué de la présidence française du G7 diffusé à l'issue d'une réunion en visioconférence. 

Les ministres du groupe rassemblant l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni ont réaffirmé leur "ferme engagement en faveur de marchés de l'énergie fonctionnant correctement, stables et transparents".

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