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Nouveau gouvernement : ce qu'il faut retenir de ce premier Conseil des ministres

Le premier Conseil des ministres du second quinquennat d'Emmanuel Macron a eu lieu ce lundi 23 mai. Au menu : l'affaire Abad, le pouvoir d'achat, les législatives...

Olivia Grégoire en conférence de presse le 23 mai
Olivia Grégoire en conférence de presse le 23 mai
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Marine Derquenne

Le premier Conseil des ministres du gouvernement d'Elisabeth Borne a lieu ce lundi 23 mai. Un rendez-vous important censé lancer le second quinquennat d'Emmanuel Macron, mais qui a été entaché par les accusations de viol visant Damien Abad, le nouveau ministre des Solidarités. 

Emmanuel Macron a répété qu'il souhaitait "engager une nouvelle méthode de travail pour ce quinquennat". Le président a expliqué qu'il avait constitué un "gouvernement pour agir au service de nos compatriotes, au service du projet" et qui devra "agir dans un contexte inédit", en référence à la pandémie de Covid-19 et à la guerre en Ukraine. Le chef de l'État a ainsi affirmé sa volonté d'"agir et rassembler le pays" à "l'aune des nouveaux défis" qui attendent les ministres nouvellement nommés. "C'est un gouvernement à la fois de continuité et de nouveauté", a-t-il ajouté. 
 
D'ailleurs, première nouveauté : il n'y a pas eu de photo de famille pour ce nouveau gouvernement. Pourtant, en 2017, pour le premier gouvernement d'Édouard Philippe, avant même les législatives, une photo avait été prise pour inaugurer le premier Conseil des ministres. Or, pour le gouvernement d'Élisabeth Borne, la photo n'aura lieu qu'à l'issue des élections législatives, au moment où de nouveaux ministres, délégués et secrétaires d'État seront nommés.  

"Un gouvernement renouvelé"

À l'issue du Conseil des ministres, Olivia Grégoirela nouvelle porte-parole du gouvernement, a tenu un point presse, commençant par assurer qu'elle comptait "apporter une parole transparente" dans ses nouvelles fonctions.  

Olivia Grégoire a aussi rappelé combien ce gouvernement était "un gouvernement renouvelé". "Bien sûr, certains ministres demeurent, mais bien d'autres nous rejoignent. Près de la moitié des ministres le sont pour la première fois, un certain nombre d'entre eux proviennent de la société civile ou d'autres de l'administration", a-t-elle déclaré, assurant que "nous avons de nouveaux visages, nouvelles femmes et nouveaux hommes".

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"Ce gouvernement renouvelé ressemble aux Français de par les horizons et les origines professionnelles et politiques", a-t-elle dit, avant d'affirmer que le gouvernement était "d'ores et déjà en mouvement".

L'urgence du gouvernement : le pouvoir d'achat

Par la suite, Olivia Grégoire a évoqué les sujets qui avaient été abordé pendant le premier Conseil des ministres, soit "les fondamentaux qui vont rythmer les futurs enjeux du gouvernement". Elle a commencé par parler de l' "urgence", la "priorité" du gouvernement, celle du pouvoir d'achat.

La porte-parole du gouvernement a ainsi indiqué qu'un projet de loi sur le pouvoir d'achat est en cours d'élaboration et "devrait être adopté en conseil des ministres avant les élections législatives pour qu'il soit présenté à la représentation nationale si tôt qu'elle sera élue (...) c'est une question de semaine", a-t-elle confirmé.

Olivia Grégoire a ensuite présenté les grandes lignes de ce projet de loi. Il s'agira notamment "d'aider tous les Français à réduire leurs dépenses contraintes en agissant sur les prix (notamment l'énergie). Il s'agira aussi d'agir sur les prix de l'alimentation (chèque alimentation), prix du transport (ristourne sur le carburant), augmenter les revenus". Le gouvernement souhaite en effet "inciter les employeurs à augmenter la rémunération des salaires". La porte-parole a également indiqué que la prime Macron sera triplée et pérennisée.

Quelles priorités ?

Olivia Grégoire a ensuite rappelé le cap d'engager "pour les cinq prochaines années trois priorités : l'éducation, la santé et l'écologie". Olivia Grégoire a également assuré que l'égalité femme-homme était au cœur des travaux du gouvernement. 

La nouvelle porte-parole a indiqué que le gouvernement voulait "soutenir notre école, les enseignants, renforcer l'égalité des chances partout sur le territoire" et "accompagner mieux nos ainés en matière d'autonomie, d'appréhension et de gestion de l'indépendance". "Ce pacte entre les générations va supposer beaucoup d'investissements au service de l'humain, de nos plus jeunes à nos ainés", a-t-elle indiqué.  

Elle a indiqué que le gouvernement voulait engager un "pacte de progrès, un pacte humaniste" mais aussi un "pacte républicain" qui, "en toute lucidité, est fragilisé", a-t-elle ajouté. Olivia Grégoire a également mentionné la volonté du gouvernement de renforcer le budget sur la sécurité ainsi que de garantir un" meilleure effectivité des peines".

Quant à la réforme des retraites, elle "n'a pas été abordée en conseil des ministres", a assuré la porte-parole du gouvernement.

Sur l'affaire Damien Abad

Questionnée par les journalistes sur les accusations de viols qui visent le nouveau ministre des Solidarités Damien Abad, Olivia Grégoire a assuré qu'il y aura une "tolérance zéro pour les délinquants sexuels" et "respect, écoute total pour toutes les victimes présumées". La porte-parole a assuré que "la question des violences faites aux femmes est un sujet que le gouvernement a déjà hissé et continuera à hisser au cœur de ses priorités".  

"Le gouvernement est aux côtés de celles qui ont l'immense courage de parler", a-t-elle assuré. "Dans cette affaire, l'enjeu est l'établissement de la vérité, et ça, c'est à la justice de le faire, ce n'est pas à moi ni à vous", a déclaré Olivia Grégoire. La porte-parole a continué, rappelant que "cette affaire a été classée sans suite à deux reprises, en 2012 et 2017. S'il existait d'autres victimes, il faudrait sans réserves qu'elles puissent se manifester devant la justice". Mais "aucune procédure n'est en cours contre Damien Abad", a-t-elle dit, assurant que de ce fait, elle ne souhaitait pas commenter "des hypothèses".

Olivia Grégoire a ajouté qu'"à (sa) connaissance, aucun membre du gouvernement n'avait connaissance de ces faits" reprochés à Damien Abad par les deux femmes. La porte-parole du gouvernement a ensuite assuré qu'il y avait eu un échange direct entre la Première ministre Elisabeth Borne et Damien Abad en fin de week-end. Lors de cet entretien, la cheffe du gouvernement "lui a redit que dans cette affaire comme dans toutes les autres, elle suivrait les décisions de justice qui pourraient être rendues", rappelant par ailleurs son "engagement absolu et personnel sur cette question".  

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